Thomas N’gijol : le blues de l’immigré

Touki Montréal a assisté au spectacle de l’humoriste Thomas Ngijol.  En près d’une heure, l’humoriste a littéralement explosé la salle 3 du Musée juste pour rire. Retour sur cette prestation.

Thomas Ngijol en spectacle, ce sont des éclats de rire à n’en plus finir. Après un premier passage à Montréal avec ses compères du Jamel Comedy Club, l’humoriste a décidé de revenir seul cette année. Un pays qu’il affectionne déjà selon ses dires : « Je vais peut-être m’installer ici. Qu’est-ce que les gens sont lents [comme moi], c’est extraordinaire ».

Thomas Ngijol - Crédit photo : Stéphane Waffo - Touki Montréal
Thomas Ngijol - Crédit photo : Stéphane Waffo - Touki Montréal

Peu de Montréalais connaissent le comique. Juste après son entrée, Thomas Ngijol s’est livré à un exercice de recensement dans la salle. Verdict : 80 % de Français, quelques Marocains et Camerounais (pays d’origine de ses parents). Un résultat qui a permis à Ngijol de saluer la France présente dans la salle avec un « bonjour Paris ». Ce qui lui a valu la première d’une longue série d’applaudissements.

Pour sa visite à Montréal, l’humoriste a adapté son spectacle. Aux Québécois, il s’en est pris aux nombreux chanteurs expatriés en France : « Si vous pouviez récupérer vos chanteurs parce qu’en France, on n’en peut plus. Celui qui n’a jamais été seul… Sois seul à Montréal et dégage!»

Thomas Ngijol au Zoofest - Crédit : Stéphane Waffo - Touki Montréal
Thomas Ngijol au Zoofest - Crédit : Stéphane Waffo - Touki Montréal

Suzanne, l’une des rares « locales » dans la salle, officiait comme témoin choisi tout au long de la soirée. C’est à elle que revenait le fardeau d’infirmer ou non ses quelques connaissances du Canada. Un des  grands moments de la soirée a été lorsque l’humoriste lui a demandé qui était au Canada, l’équivalent de Jean-Marie Le Pen (leader d’extrême droit) . « Stephen Harper », a répondu sans hésitation la spectatrice créant au passage un léger malaise, vite récupéré par l’humoriste et son sens de l’improvisation.

Thomas Ngijol comme plusieurs humoristes n’aime pas se faire voler la vedette sur scène.  Avec lui, c’est du tic au tac : « Il m’a agressé sur scène, je ne peux pas laisser… » a indiqué l’humoriste après avoir remis à sa place un spectateur, un peu trop généreux en commentaire.

Comme il l’a souligné à Touki Montréal, Ngijol parle surtout de lui, de sa vie de trentenaire, du Cameroun, de la France, mais aussi de sa famille. Le clou de son spectacle, il l’a d’ailleurs réservé à son père.

 

Thomas Ngijol au Zoofest - Crédit : Stéphane Waffo - Touki Montréal
Thomas Ngijol au Zoofest - Crédit : Stéphane Waffo - Touki Montréal

À la fin de son spectacle, l’humoriste a tenu à remercier le public venu en nombre l’applaudir. Pour conclure, il a tenté d’expliquer à Suzanne ce qu’il ressentait au terme de ce marathon de trois jours, dans une expression typiquement parisienne.

« J’ai kiffé ma race, Suzanne. Le kif était osseux »

Il s’agissait du dernier des trois spectacles de l’humoriste dans le cadre de la série Zoofest. Pour ceux qui n’ont pu assister aux trois représentations, Thomas Ngijol sera dimanche 18 avec Guy Nantel au gala vidéotron juste pour rire.


 

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