RIDM : Le monde ne va pas si bien.

La 12e édition des Rencontres internationales du documentaire de Montréal s’est achevée comme elle avait commencé. C’est avec un film intimiste sur une famille américaine de New York que les RIDM refermaient les portes. Cette année, l’objectif était de prendre le pouls du monde. Les dix prix décernés au cours de la soirée témoignent d’un cinéma de proximité et d’engagement au chevet du monde.

C’est à la Grande bibliothèque de Montréal que les artisans du réel s’étaient réunis pour conclure cette 12e édition. Au cours de la soirée sobre, et dans une ambiance de famille, plusieurs prix, mentions ont été remis. Marie-Anne Raulet, directrice générale et Philippe Baylaucq, cinéaste et président des RIDM animaient la cérémonie. Plusieurs des récipiendaires n’étaient pas présents, puisque déjà repartis pour d’autres aventures.

Dix prix ont été remis donc celui de la catégorie Éco-Caméra remit à Jawad Rhalib pour son film Les Damnés de la mer . Le documentaire est un outil et son rôle est de « changer un petit peu le monde » a expliqué, le cinéaste. Dans son cas, Jawad Rhalib a révélé que suite à son film, le gouvernement marocain avait modifié les lois sur la pêche. Plusieurs personnes (et non personnages!) ont été arrêtées ou chassées (Chalutier suédois). Surtout, les femmes peuvent maintenant obtenir un permis de pêche et aujourd’hui, Ghislane, personnage attachant du documentaire, peut enfin subvenir dignement aux besoins de sa famille.

Le réalisateur Renzo Martens
Le réalisateur Renzo Martens

Dans la catégorie Rubans Canards, une section sur « le documentaire bonbon, le film sans modération, le cinéma péché mignon », c’est le cinéaste Hollandais Renzo Martens et son film Enjoy Poverty qui a décroché le premier prix. Crée depuis 2008, cette section joue « avec les interdits, se moquent des bienséances, embrassent le danger et flirtent avec les tabous ». Dans le cas d’Enjoy Poverty, c’est définitivement le cas. Renzo Martens flirte avec la pauvreté. Il joue et s’amuse du concept et défait plusieurs mythes par l’absurde.

Le prix du public a été remis au documentaire La dérive douce d’un enfant de Petit- Goâve, sur la vie de l’écrivain Dany Laferrière. Mentionnons aussi la présence sur le podium du prix de la meilleure œuvre québécoise canadienne pour le film En temps là... de Donal Mc Williams. Mais c’est à Lixin Fan et à son très touchant film Le dernier train qu’à été remis le prix.

C’est le documentaire Le Pays d’octobre de Michael Palmieri et Donal Mosher qui clôturait les rencontres. Il a d’ailleurs reçu le prix du montage.

Tout au long des RIDM, il y a eu des projections de documentaires, des discussions et des débats sur des sujets aussi diverses que la place des organismes culturels publics ou le son en documentaire. Sylvain L’Espérance a marqué les esprits avec son cinéma indirect. Les Doc&café ont réveillé cinéastes et cinéphiles. Le cinéma s’est aussi marié à la musique et au malt pour faire vibrer plusieurs aux nombreuses soirées lounge Ridm.

Les dix lauréats  des RIDM 2009:

Caméra-Stylo: Sound of insects – Records of a mummy de Peter Liechti

Caméra au poing : Defamation de Yoav Shamir

Rubans canards: Enjoy Poverty de Renzo Martens

Éco Camera : Les damnés de la mer de Jawad Rhalib

Prix Première Caméra : Stalags: Holocaust and Pornography in Israel, de Ari Libsker

Meilleur espoir Québec/Canada : Kitakinan, notre territoire à tout le monde de Serge Bordeleau

Prix Image : War + love in Kabul

Prix Montage : Le pays d’Octobre de Michael Palmieri et Donal Mosher

Meilleur œuvre Québécoise ou Canadienne : Le dernier train de Lixin Fan

Prix du public : La dérive douce d’un enfant de petit- GOÂVE.

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