Mais le fleuve tuera l’homme blanc de Patrick Besson

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Brazzaville, Congo, été  2007. La chaleur est étouffante, l’air lourd et les rues encombrées. Christophe, cadre supérieur dans une compagnie pétrolière, suit secrètement Blandine de Kergalec, ex-agente des services secrets français désormais en mission pour les Rwandais. Elena Petrova, ancienne diplomate russe partage son temps entre son amant, Bernard Lemaire, biographe du président Sassou et son fils Pouchkine, peintre et philosophe.

Ces histoires individuelles vont se superposer et s’entremêler. Les personnages vont se suivre, se rencontrer, se perdre. Chacun plonge dans la ville comme dans un souvenir, à la recherche d’un sens à la vie. Mais rapidement, Christophe, Blandine, Elena et Bernard vont se retrouver au cœur d’un terrible règlement de compte entre Hutus et Tutsis, treize ans après le génocide rwandais.

Véritable thriller d’espionnage, Mais le fleuve tuera l’homme blanc se lit aussi comme un roman politique et historique sur l’Afrique subsaharienne, le génocide rwandais, la Francafrique. Une œuvre où se mêlent histoires d’amour, quêtes d’identité et réflexions philosophiques.

Patrick Besson joue avec les phrases – courtes et directes – et les mots. « Qui souffre, s’offre » ou encore « L’Afrique noire est grise » ne sont que quelques-uns des nombreux calembours qu’utilise l’auteur. Une habile écriture qui fait transparaître avec finesse sarcasme et ironie tout en allégeant quelques passages plus lourds et fastidieux. Mais le fleuve tuera l’homme blanc dresse un portrait éclectique de l’Afrique moderne.

Mais le fleuve tuera l’homme blanc, Patrick Besson, Fayard, Paris, 2009, 483 pages

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