Partir Autrement : pour une Afrique durable

Peut-être que « consommer différemment » figure dans votre liste de bonnes résolutions pour 2010. Si tel est le cas, allez jeter un œil sur la nouvelle série de reportages Partir Autrement présentée par le globe-trotteur Bruno Blanchet et diffusée sur TV5 dès le 8 janvier.

Tourisme équitable. Tourisme solidaire. Tourisme durable. Le terme n’a finalement pas tant d’importance, ce sont les effets qui comptent. Voyager autrement, c’est privilégier les entreprises qui font du tourisme un commerce honnête, en n’exploitant ni l’autochtone, ni le pays hôte.

La série documentaire Partir Autrement illustre ce concept dans treize endroits des quatre coins du globe. Chaque émission de 60 minutes met l’accent sur des sites touristiques locaux qui ont pris le virage du développement durable.

Un thème plutôt sérieux pour le Québécois Bruno Blanchet. Celui que l’on connaissait surtout pour ses capsules humoristiques dans La fin du monde est à 7 heuresN’ajustez pas votre sécheuse, ou 3600 secondes d’extase, s’est progressivement transformé en globe-trotteur audacieux. « Voyager pour moi c’est être en vie tout le temps », dit Bruno Blanchet, qui tient une chronique voyage régulière dans le journal La Presse et qui a publié récemment le tome 2 de son livre « La frousse autour du monde ».

C’est en Afrique que la deuxième saison de Partir Autrement débute. Le téléspectateur sera invité à poser ses valises au Sénégal (8 janvier 2010), puis au Maroc (29 janvier 2010).

Le Sénégal : L’Afrique francophone

Bruno Blanchet nous emmène près du petit village de Palmarin Ngallou, à 150 km au sud de Dakar. C’est dans ce petit coin de Sénégal authentique, bien loin des centres touristiques qu’un couple de Français a décidé de construire un lodge.

L’idée principale des deux fondateurs: respecter le paysage. Des cases sur pilotis surplombent la lagune tandis que des cabanes discrètes se nichent au coeur de baobabs géants.

On y rencontre le personnel du lodge : la cuisinière, le négociateur de poisson, les jardiniers. Tous ont un espace à eux au sein du lodge. La patronne explique qu’il lui semblait important que ses employés puissent se retrouver pendant les pauses et que les femmes puissent continuer à donner la tétée aux enfants même pendant les heures de travail. Avec leur rémunération équitable, les salariés de l’entreprise font souvent vivre une trentaine de personnes dans le village.

Bivouac dans le Sahara marocain

Ouled Driss. Dernier village avant le Sahara. Fin de la route goudronnée. Au coeur d’une palmeraie de 6 hectares se trouve le Bivouac des Mille et une Nuits. Une entreprise familiale qui emploie 25 personnes à l’année, le double enhaute saison.

Bien éloignés de l’effervescence de Marrakech, les touristes viennent ici pour se ressourcer au pied du plus vaste désert du monde (8 millions de kilomètres carrés) et découvrir le mode de vie des populations locales. Une Française habituée des lieux nous apprend par exemple que pour une femme, regarder les gens du désert dans les yeux est considéré comme un affront. Cela revient à défier ou à séduire. « Secouer » la main de quelqu’un n’a pas plus de sens. Pour se saluer, ils favorisent l’approche plus douce en s’effleurant puis en portant la main sur le coeur.

Dans l’épisode, on apprend aussi la différence entre les Berbères, les Touaregs et les Saharaouis. On découvre des anecdotes passionnantes sur le dromadaire: l’animal coûte 12 000 dirhams (1750 $) et peut rester à sec durant trois mois. À la suite de cela, il est capable de boire cent litres d’eau d’affilée!

L’émission Partir Autrement est une création de la maison de production montréalaise Ocean Television, spécialisée autour des thèmes du voyage et de l’évasion.

Pour consulter les horaires de diffusion sur TV5, cliquez ici

Par Leslie Doumerc

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