Afro on the beat

C’est au Divan Orange que le groupe montréalais Afrodizz a renoué hier soir avec la scène. En offrant au public des nouvelles pièces de leur album à paraître, les membres d’Afrodizz ont éveillé la curiosité de Touki Montréal.

crédit photo : Sophie Renauldon

Le dernier album d’Afrodizz, Froot avait valu les honneurs au groupe : meilleur album au GAMIQ (Gala de l’Alternative Musicale Indépendante du Québec) et meilleur groupe, catégorie « racines, métissages et nouveau langage musical » au Gala des Mimi (L’Initiative Musicale Internationale de Montréal). Seulement celui-ci est paru en 2006. Afrodizz n’était pas non plus monté sur scène depuis un an avant la soirée d’hier. Autant dire qu’avec cette prestation du 12 janvier, les maîtres locaux de l’afrobeat ont fait figure de véritables revenants.

Le fait que le groupe soit composé de huit musiciens ayant d’autres projets artistiques, permet très facilement de comprendre les difficultés logistiques pouvant donner lieu à ce genre d’absence. Hier soir, le groupe était bonifié d’un membre féminin muni d’un shékéré, instrument percussif fait d’une calebasse recouverte de perles de bois ou de céramiques et prise dans un filet qui enveloppe le tout.

Le groupe a d’entrée de jeu affirmé sa filiation avec le créateur du genre en interprétant le mythique Zombie de Fela Kuti. Une manière pour eux de s’échauffer et de régler les quelques problèmes techniques avec une valeur sûre. Le petit Divan Orange se remplit doucement ; par cette nuit glaciale, le choix d’une soirée aux rythmes chauds et envoûtants est plutôt approprié. Afrodizz enchaîne avec plusieurs pièces de son prochain album qui devrait être enregistré au cours de l’année. La fébrilité du groupe est palpable, le chanteur Vance Payne en rajoute : « On se sent maladroit, mais on a plein de choses à vous donner… ».

Afrodizz alterne des chansons très rythmées où les cuivres tonnent et les percussions résonnent, et d’autres plus lentes et hypnotiques. Vance Payne communique avec la petite foule avec assurance et reprend même If six was nine de Jimmy Hendrix à leur demande. Cet exercice met d’ailleurs en évidence sa ressemblance vocale avec le guitariste légendaire.

crédit photo : Sophie Renauldon

S’il est certain que le groupe a encore à peaufiner ses nouveaux titres, Afrodizz a aussi démontré avec ce retour sur scène que leur troisième album est prometteur et s’inscrira dans la veine d’un afrobeat à la fois fidèle à ses racines et renouvelé.

Afrodizz se produira de nouveau sur la scène du Divan Orange, ce soir mercredi le 13 janvier, ainsi que samedi le 16 janvier.

Extrait d’Afrodizz

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