Quelle est l’histoire des noirs au Canada ?

Par Ghislaine Sathoud

Nous voici de nouveau dans l’effervescence des célébrations du mois de l’histoire des Noirs. Comme chaque année, des activités variées seront organisées tout au long du mois de février, la période choisie pour la commémoration annuelle des mémoires noires.

Mais il convient cependant de présenter un bref historique concernant la création de cet événement. Pour la petite histoire, c’est en 1925 que l’historien Carter G. Woodson, dans le but de faire reconnaître l’histoire des Noirs, instaurait l’ancêtre du Mois de l’histoire des Noirs.

Au Canada, ce n’est qu’en décembre 1995 que les parlementaires fédéraux adoptèrent, à l’unanimité, une motion proposant de célébrer le Mois de L’histoire des Noirs au Canada.

Nous devons, en premier lieu, reconnaître que c’est grâce au courage et à la détermination d’une femme noire que nous disposonsactuellement de cette tribune. Le saviezvous ? Qui est-elle ?

Femme politique et pionnière, la députée Jean Augustine, initiatrice de la motion sur l’institution du Mois de l’histoire des Noirs au Canada, fit son entrée à la Chambre des communes du Canada en 1993 et devint la première femme noire élue au parlement canadien.

Qu’en est-il de Montréal ? En 1991, la Ville de Montréal, où se concentre une forte communauté noire, fut la  première municipalité québécoise à reconnaître officiellement cette activité.

Après un rapide tour d’horizon visant à présenter les circonstances dans lesquelles le deuxième mois de l’année a été intimement lié à l’histoire des noirs, il est primordial de relever quelques pointsincontournables qui contribuent à assombrir le quotidien de ces « héros d’un mois ».

Quelle est l’histoire des Noirs au Canada ? L’histoire, mais quelle histoire ?

Les réponses à ces questions peuvent être trouvées en visitant les nombreuses expositions organisées dans le cadre du Mois de l’histoire des Noirs.

Cependant, une réalité demeure : toutes origines confondues, les noirs installés au Canada sont tous logés à la même enseigne concernant leur cheminement dans la société canadienne. Qu’ils viennent récemment d’Afrique ou qu’ils  soient originaires d’ailleurs, d’une façon générale, la communauté noire est fortement frappée par un taux de chômage élevé, pour ne citer que cet exemple. Toutefois, ce qui est encore plus désolant, et surtout démoralisant, c’est que même les enfants nés sur le sol canadien – signalons que plusieurs d’entre eux n’ont jamais mis les pieds dans pays de leurs parents – éprouvent de sérieuses difficultés pour intégrer le marché du travail.

D’une génération à l’autre, les mêmes soucis, les mêmes tracasseries, se perpétuent. Et depuis des temps immémoriaux, l’histoire se répète…

Par conséquent, si nous avons un vœu à formuler, c’est celui de pouvoir constater de réelles avancées porteuses d’espoir, des changements tangibles ! Autrement dit, si jadis les Noirs connurent toutes sortes de difficultés, il faut bien que la situation actuelle soit différente. En effectuant une analyse, il faut être en mesure de repérer des améliorations en profondeur…

En attendant de réécrire cette autre histoire dans laquelle d’innombrables déconvenues, qui persistent depuis des lustres, seront, nous l’espérons, complètement biffées, saisissons cette opportunité qui nous est offerte pour prendre notre place, célébrons tout de même notre mois avec fierté.

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