Abdullah Ibrahim, du jazz à la méditation

Abdulla Ibrahim vient de sortir son dernier album Bombella. Touki Montréal vous fait découvrir la vie prolifique de ce jazzman sud-africain.

Des accords qui s’enchevêtrent, des disques sans pause, la musique d’Abdullah Ibrahim ne semble jamais s’arrêter. Révélé dans les années 1960 par Duke Ellington, Abdullah Ibrahim a quitté son pays pour l’Allemagne après les émeutes de Soweto en 1978. Son passage à New York lui a permis de cotoyer John Coltrane ou Archie Shepp Les influences de ce pianiste sont multiples. Mais sa musique reste imprégnée de sa vie en Afrique du Sud. Né en 1934 au Cap, Abdullah Ibrahim s’est converti à la religion musulmane à la fin des années 1960, laissant de côté son nom de scène Dollar Brand.

A travers des dizaines d’albums, les mélodies et les thèmes mythiques font rejaillir le message de l’artiste. Il y a tout d’abord de la joie, des rires, de la vie dans « African Market » ou « African River ». Mais aussi un hymne à la nature dans « African Mountain » ou « Joan Capetown Flower ». Sa musique fait aussi revivre la lutte contre l’Apartheid. Son Kalahari Liberation Opera est reconnu en Europe lors de sa sortie.

Bien sûr, sa musique s’est assagie au fil du temps. L’énergie qu’il apportait sur un enregistrement en live en 1978 (Autobiography) ne peut se comparer à la sagesse de ses concerts depuis quelques années. Une maturité bénéfique. Chaque note improvisée est là où elle doit être. Assister à un concert d’Abdullah Ibrahim est aussi devenu un moment de méditation.

Dans son nouvel album Bombella, une fois n’est pas coutume, une grande partie des morceaux ne sont pas nouveaux. Comme le faisait Duke Ellington, Abdullah Ibrahim a réarrangé quelques-uns de ses thèmes. En compagnie du WDR Big Band Koeln, il les a fait revivre. Un opus qu’il faut écouter à travers sa discographie pour en apprécier les subtilités.

Voici une entrevue réalisée par la chaîne ARTE en 2007 :

http://www.dailymotion.com/video/x39ef0_abdullah-ibrahim-et-la-fable-du-sin_music

A écouter:

Autobiography ( 1978)

Blue Bolero ( 2002)

Cape Town Flowers ( 1997)

Charles Mathon

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