L’intérieur du réalisateur Sylvain l’Espérance

C’est à l’ONF que Sylvain L’Espérance a repondu à quelques questions de Touki Montréal. Au cours de l’entretien, le cinéaste parle de son film, de sa démarche cinématographique et aborde la notion de cinéma indirect. Son dernier film, Interieurs du Delta prend l’affiche le 26 mars.

À l’origine, Sylvain L’Espérance n’espérait pas faire un film lorsqu’il est revenu au Mali pour présenter Un fleuve Humain, le film sorti en 2006. Quatre ans plutard, Il revient avec un autre film. Cette fois, il n’est plus simplement question du fleuve Niger.

Le réalisateur aborde aussi la question de la mondialisation, du changement climatique et de la crise de la pêche. Pour lui, il n y a pas nécessairement de rupture entre ses films sur le Mali et ceux qu’il a réalisé au Québec, comme par exemple Les printemps incertains (1992).

Sylvain L’Esperance a fondé en 1991 avec la productrice Lucie Lambert, les films du tricycle pour promouvoir le film d’auteur. Pour lui, le cinéma est avant tour un art. Par contre, pas question de s’enfermer dans certains considérations. Le réalisateur est convaincu par exemple que le cinéma direct (désir de capter directement le réel et d’en transmettre la vérité) est mort, depuis longtemps ! Selon Syvain L’Espérance, il faudrait plutôt parler aujourd’hui de cinéma indirect.

Interieurs du Delta prend l’affiche au cinéma parallèle dès le 26 mars. Il a été présenté en compétition officielle à la dernière édition des Rencontres internationales du documentaire de Montréal (Novembre 2009).

Camera : Ilan Dehé

Montage et réalisation : Marie Roncari

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