MusicAfrica, la musique africaine à l’honneur

La culture, selon le dicton, est ce qu’il reste quand on a tout oublié. Et en Afrique, on n’oublie jamais la musique. Vues d’Afrique l’a bien compris en instaurant cette année Musicafrica, une nouvelle catégorie de films.

Oum Kalthoum est sans aucun doute l’Égyptienne la plus connue et la chanteuse la plus idolâtrée dans le Proche et le Moyen-Orient. Boudée par la jeunesse qui ne comprend pas tout, adulée par les vieux qui l’écoutaient chaque premier jeudi du mois,  la diva égyptienne n’a pas fini de faire parler d’elle.  Bien que morte en 1975,  l’œuvre et l’héritage d’Oum Kalthoum résisteront bien au delà des générations à venir.

Deux cinéastes l’ont compris. Dans un documentaire de 52 minutes, Feriel Ben Mahmoud et Nicolas Daniel rendent hommage en image à la déesse égyptienne. Omar Sharif, Marie Laforêt et tant d’autres dans leurs témoignages polissent l’image de Oum, l’astre de l’orient !

Cette année six films sont en compétition dans cette nouvelle catégorie Musicafrica. Les films portent aussi bien sur les jamaïcains des Rocksteady, (Rocksteady : The roots of reggae de Stascha Bader), le congolais Zao (Zao de David-Pierre Fila) ou encore l’egyptienne Oum Kalthoum. Un transport en commum, road-movie musical à la sénégalaise de Dyana Gaye est également en compétition. Enfin, un dernier documentaire sur l’histoire de la musique noire complète la liste des films en nomination.

Dans son documentaire, Black Music, des chaînes de fer aux chaines d’or, le réalisateur Marc-Aurèle Vecchione fait le pari de résumer toute l’histoire de la musique afro-américaine, des côtes africaines au gangstar rap de la côte Est.

Si le titre un peu pompeux et accrocheur ne reflète pas intégralement le documentaire, le cinéaste réussit par contre à utiliser à bon escient, la pléiade d’images d’archives qu’il a trouvé. Des débuts de Louis Armstrong à l’ascension de Barack Obama, en passant par les luttes raciales, la création du soul ou du rap, le documentaire, techniquement au point, dresse un panorama juste de la musique noire américaine d’aujourd’hui. Bien qu’il soit peu fait mention des liens entre cette musique et celle qui se joue encore dans certaines côtes africaines (voir dans ce cas, Retour à Gorée), le spectateur devrait apprécier ce documentaire de 100 minutes.

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