La mort de la gazelle

Le Festival International du documentaire de Londres continue avec la projection de La mort de la gazelle de Jérémie Reichenbach. Plongez au coeur de la vie quotidienne des combattants nigériens pour la justice avec cette nouvelle oeuvre du réalisateur français.

Jérémie Reichenbach n’est pas étranger à la région saharienne. Depuis son premier voyage au Niger dans les années 90, et y étant retourné maintes fois par la suite, il est considéré comme un spécialiste de cette partie du monde. Ce nouveau projet reflète donc son vécu, et apporte un regard différent de Teshumara, son précédent travail sur le sujet.

Ce moyen-métrage s’attarde sur le quotidien des jeunes combattants du massif de l’Aïr, au Niger. Loin des combats sanglants, les soldats dégustent plutôt leur thé rituel, écoutent les informations sur de vieilles radios, ou encore, parlent de choses et d’autres autour d’un feu de camp. Durant quarante-cinq minutes, on se retrouve ainsi transporté dans la peau de ces jeunes hommes, pour découvrir ce que c’est que d’avoir vingt ans et d’être combattant.

Cette approche en découragera probablement quelques-uns, notamment ceux s’attendant à un conte romantique sur les guerriers du Sahara. Mais, et bien que le documentaire comporte malgré tout quelques longueurs, on ne peut que saluer le réalisme ici présenté par Reichenbach.

La mort de la gazelle, c’est finalement la mort de l’innocence, de cette jeunesse sacrifiée pour des intérêts qui la dépassent totalement.

Nicolas Roux

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