Mondial 2010, Jour 1 : Matchs « nuls »

« We can create hope ». C’était le message de Nelson Mandela lors de la cérémonie d’ouverture du Mondial alors que les yeux du monde entier étaient braqués sur les deux villes qui accueillaient les deux premiers matchs. L’espoir reste entier pour les quatre équipes de la poule A.

Au cap, les Bleus de Raymond Domenech ont rendu une copie bien pâle face aux Uruguayens. Malgré l’expulsion de Lodeiro dès la 63e minute après un deuxième carton jaune, Henry et sa bande n’ont jamais su profiter des espaces. Il aura d’ailleurs fallu l’entrée de l’ancien Gunner (Arsenal) ainsi que le remplacement de Y. Gourcuff par Florent Malouda pour voir un jeu légèrement plus fluide et porté vers l’avant.

La sélection céleste (Uruguay) a même failli marquer dans un cafouillage dans la surface de réparation française à la 63e minute. Diégo Forlan, meilleur joueur du match, véritable poison des surfaces et qui vient juste de gagner la nouvelle ligue Europa avec son club Atletico Madrid a raté de peu le cadre des buts de Hugo Lloris. Score final : 0-0

Dans le premier match, L’Afrique du Sud de Carlos A. Pareira a enfin pu montrer à la planète foot, son véritable visage. Les Bafana Bafana ne seront pas simplement des touristes dans cette coupe du monde. Un peu fébrile en début de rencontre, les coéquipiers de Steven Pienaar (Everton) ont failli créer la sensation et le buzz de la journée en ouvrant le score dès la 55e minute sur une sublime frappe du gauche du milieu Siphiwe Tshabalala.

Au terme d’une action superbement réussie et comme dans un rêve, la défense mexicaine a été prise à défaut sur son côté droit et le gardien Ó. Pérez a dû aller chercher le fameux ballon Jabulani au fond de ses filets. Grâce à ce but, le milieu sud-africain lançait un concerto de Vuvuzela, définitivement trop bruyant pour les spectateurs présents au stade mais aussi pour les téléspectateurs.

Raphael Marquez, défenseur du FC Barcelone remettra le Mexique dans le match à la 79e minute après une petite erreur de placement de la défense sud-africaine. Sur un long centre de Juarez de la gauche, les Bafana Bafana passent complètement au travers. Marquez hérite du ballon et crucifie le gardien Khune.

Blanc ou noir, les sud-africains étaient derrière les Bafana Bafana - Crédit Axel Bührmann, Flickr,

Peu avant les matchs, plus de 1500 artistes se sont partagés la scène. Devant  35 000 spectateurs, Shakira et les Black Eyed Peas ont littéralement réduit au silence, les vuvuzela avec leurs improvisations tournant autour des mots «World Cup in South Africa».

Nelson Mandela n’était pas présent lors de la cérémonie d’ouverture après le décès d’une de ses arrière-petites-filles, âgée de 13 ans, tuée dans la nuit dans un accident de voiture.

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