Élage Diouf : Aksil ou bienvenue

Élage Diouf vient de sortir son premier album solo Aksil. Touki Montréal vous en donne un aperçu avant le concert de l’artiste aux francofolies en première partie de Salif Keita, ce vendredi 18 juin.

Aksil ou bienvenue en Wolof. L’un des frères Diouf, bien connus sur la scène québécoise, a décidé de se lancer seul après de longues années en groupe avec son frère Karim.

Seul mais quand même bien accompagné. On retrouve sur plusieurs chansons la présence d’amis chers comme Mike Sawatski (Les Colocs), Jenny Salgado (Muzion), Anastasia Fiedman, Guy Kaye et Alain Bergé. Si l’artiste a décidé de consacrer la plupart de ses chansons en wolof (une des langues de son pays d’origine, le Sénégal), les incursions d’autres langues apportent une touche magique comme l’espagnol dans « Tanta ».

Élage Diouf parvient aussi à mêler avec réussite les genres musicaux tout au long de son album. C’est ici que l’on peut comprendre le choix du wolof et de sa sonorité car elle se prête aussi bien au funk, qu’au blues ou au reggae. Le tout est teinté bien sûr d’une pointe de mbalax et de percussions.

Le sénégalais a réussi ses deux reprises, il redonne du rythme à « I’m a man of constant sorrow » de John Hartford et revisite agréablement « Madame X » de Francis Cabriel . Il démontre sa capacité à dépasser l’habituelle musique du monde en mélangeant les genres musicaux traditionnels et plus modernes. A la guitare, à la voix, aux percussions, Élage Diouf a aussi certainement un talent de réalisation. Son oeuvre est bien construite et s’écoute sans heurts.

Autant dire que le « Québégalais » est parfaitement dans la lignée de Salif Keita, celui dont la musique s’est toujours inspirée des autres cultures.

Touki Montréal vous propose l’entrevue des frères Diouf réalisée l’année dernière lors de la soirée consacrée aux Colocs.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.