Labess : quelques gouttes aux saveurs andalouses

Tout semble aller pour le mieux pour Labess ! Malgré la pluie, Nedjim Bouizzoul a livré un concert sans aucune fausse note, mercredi 16 juin, devant un parterre de fans surexités. Ce soir là, pour le public, la musique de Labess coulait de source !

En seulement quelques notes de guitare ou de cithare et un court hommage aux Fennecs algériens, Labess a su transporter immédiatement le public au coeur du Sahara, avec des mélodies aux sonorités andalouses. Une musique venue tout droit du Maghreb auquel le public a répondu immédiatement « One two three, viva l’Algérie », avant que le chanteur ne se lance dans des mélodies plus graves telles que Llorando.

Le groupe, composé cette fois de six musiciens, s’est livré à un savant mélange de genres, de couleurs et de langues surfant tantôt sur la vague flamenco ou la rumba, parfois sur les chants traditionnels berbères. Labess veut rassembler avec des notes, des mots auxquels toutes les communautés peuvent s’identifier. Le chanteur algérien chante l’immigration, le départ comme le retour au pays.

Sa musique sonne comme un appel aux communautés arabes, maghrébines et berbères. Reprenant les pièces de son premier album Tout va bien, comme Dawina, Les sept couleurs, ou encore Mon chum Bernard, Labess s’est livré à plus d’une heure de show sous une pluie battante et les clameurs des spectateurs résonnant à l’unisson.

Il conclura avec la chanson Le pays de mon enfance, une longue envolée lyrique en hommage à l’Algérie.  Une musique qui loin de résonner comme un retour à la case départ, annonce au contraire encore bien d’autres rivages musicaux.

Marie-Ameline Barbier

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