The Ten Shades of Richard Bona

Richard Bona était de passage à Montréal dans le cadre de la 31e édition du Festival International de Jazz. Le Camerounais, comme c’est souvent le cas, n’a pas raté l’occasion de prouver qu’il est plus qu’un bassiste hors pair.

Dans le Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts, il n’est jamais évident de lever les foules. Ils sont plusieurs artistes à avoir tenter la prouesse. Quelques uns seulement l’ont réussit, comme Richard Bona ce 2 juillet 2010, deux heures après le début de son spectacle, premier d’une longue tournée internationale.

Le Camerounais aime le répéter à qui veux l’entendre, Montréal est une de ses villes préférées. Tout comme il y a deux ans alors qu’il était artiste en résidence, Richard Bona a séduit les quelques sceptiques présents dans la salle et comblé de bonheur les nombreux fans qui ont parfois traversé monts et marées pour le voir. C’est le cas de Dimitri, un Camerounais qui s’est déplacé depuis son Abitibi résidentiel pour ne rien rater des envolées jouissives du bassiste et de ses musiciens.

Courtoisie : Festival International de Jazz de Montreal

Ils étaient sept ce soir : Trombone, percussion, trompette, batterie, guitare et piano. Sur scène, plus qu’un groupe, Richard Bona et ses musiciens ont rejoint le monde entier en chansons et en mélodies : Cuba, Pays Bas, France, Brésil, USA, Cameroun, Inde.

Le bassiste a présenté au public quelques chansons de son dernier opus, The Ten Shades of Blues, notamment la pièce Shiva Mantra qu’il a enregistré à Mumbai et dans laquelle, il démontre que la musique et les artistes  ne doivent pas avoir de frontière. Bien au contraire.

Bona a aussi joué le morceau Mbemba Mama, « qui veut dire en Canadien, Mbemba Mama…! »

En concert, le bassiste Camerounais n’oublie jamais le public (Voir Entrevue ci-haut). Pour lui, tout spectacle est une fusion entre l’artiste et son public. Il l’a encore démontré à Montréal, aussi bien dans ses blagues sur la coupe du monde (« Le Cameroun est un éternel perdant (…) Moi j’ai gagné ») que dans son improvisation de la chanson française.

Vers la fin du spectacle, Richard Bona s’est permis de créer un choeur avec plusieurs voix et quelques instruments. Mais contrairement aux autres, parce qu’il n’est pas n’importe qui, Bona était tout seul sur scène. Enregistrant chaque fois des mélodies, le virtuose a démontré une maîtrise parfaite de l’art de scène.

À 18hoo, Richard Bona avait entrepris son tour du monde à partir de Mumbai en Inde. Deux heures plus tard, c’est sous fond de salsa et de mélodies rythmiques d’Amérique latine que le guitariste (à la voix pas encore assez reconnue) a terminé son périple. En transit entre les destinations, les invités du jour ont rendu un vibrant hommage à Joe Zawinul et au Jaco Pastorius Big Band avec qui il a collaboré dans le passé.

Avant le début du concert, André Ménard de l’organisation du Festival de Jazz a remis devant le public, le prix Antonio-Carlos Jobim. « Je reçois ce prix dans ma ville préférée (…) J’espère que ça ne sera pas le dernier » a souligné le bassiste en guise de remerciement.

Courtoisie : Festival International de Jazz de Montréal

Photos : Denis Alix, © FIJM

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