Les arbres du Kilimandjaro

Planter des arbres, une action si simple, mais qui devient un symbole en Tanzanie. À cause de la crise du café, les agriculteurs se sont mis à couper les arbres de la forêt tropicale aux pieds du Kilimandjaro. Résultat, la sécheresse s’accentue. Plusieurs grands acteurs de la société tanzanienne ont tenté, depuis plusieurs années, plusieurs actions que nous présente le web-documentaire Les arbres du Kilimandjaro.

Tout commence par une vérité : « Le Kilimandjaro est le plus haut sommet d’Afrique, et l’un des espaces les plus fertiles du continent. Un million de personnes dépendent de son agriculture.» Pour démontrer ce fait important, le web-documentaire se décline en quatre parties. « La montagne nourricière » revient sur la capacité de ses terres à offrir la nourriture à ses habitants.

« Le péril de la déforestation » revient sur la crise du cacao : « je me suis rendu compte que les gens avaient détruit l’environnement. Ils étaient si dépendants du café, que lorsque les cours ont chuté, ils sont devenus pauvres. La seule solution était de déforester pour vendre du bois », explique Sébastien Chuwa, botaniste en Tanzanie. Ce dernier a supervisé la plantation de deux millions d’arbres grâce à l’aide des femmes. Un grand changement expliqué dans cette troisième partie. Les femmes ne pouvaient selon la culture tanzanienne s’occuper de la terre. Selon Sébastien Chuwa, « planter un arbre signifie que la terre leur appartient». Il a tout de même réussi à les convaincre à partir des années 1990.

Mais le documentaire apporte encore d’autres solutions à ce fléau qui touche la Tanzanie. Des idées comme « la piste du crédit carboné » font leur chemin. Selemani Kinyunyu est un jeune tanzanien qui veut planter trois millions d’arbres afin de revendre aux revendre aux touristes la compensation de leur émission de carbone. Le moyen de reboiser tout en faisant du profit.

Le reportage, réalisé par David Castello-Lopes et Luc Ihhadadène, va donc plus loin que la seule constatation factuelle. Il a le mérite de ne pas plonger dans le misérabilisme et d’apporter des pistes de solution.

Malheureusement, la qualité des vidéos laisse parfois perplexe, mais s’oublie vite au vu de la qualité du sujet et du contenu apporté. Le projet a bénéficié du soutien de l’université de Berkeley (Californie) et de la Fondation Bill et Melinda Gates dans le cadre de l’Africa Reporting Project. Il fait partie de la série de web-documentaire du site internetLe Monde.fr.

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