Dhafer Youssef – Abu Nawas Rhapsody

Oublié l’électro, le tunisien Dhafer Youssef revient avec une formation classique piano, basse et batterie. Toujours accompagné de son Oud, il fait encore plus ressortir la beauté de sa voix dans son dernier opus Abu Nawas Rhapsody.

C’est dans « Sura » qu’apparait en profondeur la beauté à la fois sacrée et profane de la musique de Dhafer Youssef. Les premières notes sont indescriptibles et démontrent à quelle point la voix est réellement un instrument.

A part quelques chansons  comme « Odd Elegy », l’album est empreint d’une douceur feutrée. Né dans la ville de Teboulba, en Tunisie, Dhafer Youssef a commencé sa carrière à l’école coranique. C’est sûrement cette influence qui donne à sa musique un caractère si solennel. Mais bien sûr, armé de son Oud, il a su créer sa vision du jazz. Comme dans Sabaa « Hayastan Dance », Dhafer Youssef fait ressortir le talent de ses musiciens ( Mark Giuliana, Chris Jennings et Tigran Hamasyan)

Parti très tôt de la Tunisie, Dhafer Youssef vit depuis en Europe. Il n’a pourtant pas oublié ses racines à travers sa musique. Sur son site, il affirme que l’Oud, cet instrument peu utilisé en jazz lui est venu tout simplement:  » Si j’étais né en Afrique de l’Ouest, je serais devenu batteur. A New York, un saxophoniste. Mais je suis né en Tunisie, je joue donc du Oud. Si on m’avait mis devant un piano peut-être que j’en aurais joué aussi, mais en fait, je n’ai vu mon premier piano que lorsque je suis arrivé à Vienne à l’âge de 19 ans. »

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