Ciriac Oloum, Masao, Fred Alarie et la Cameroon Bass machine

Samedi 20 novembre dernier, au cœur de ville Mont-Royal, plusieurs artistes camerounais avaient donné rendez-vous à la diaspora pour une longue soirée musicale. Touki Montréal y était.

C’est dans une salle des fêtes difficile à saisir que Raalenz production avait convié la diaspora camerounaise, africaine et les autres Montréalais à un spectacle de musique unique : La rencontre entre deux émissaires de la Cameroon Bass machine (Papa Noel Ekwabi, André Manga) et un bassiste montréalais (Fred Alarie). Mais il fallait se préparer musicalement avant d’abreuver des notes de basses.

Les jumeaux de Masao, Photo : CYEK (Cyrcom)

Ciriac Oloum avait la délicate mission d’ouvrir le bal. Accompagné de six musiciens, l’artiste, tout de blanc vêtu, a présenté aux premiers convies, quelques pièces de son nouvel album N’oublie jamais…Malgré la tiédeur du public, celui qui initie bon nombre de cégépiens à la philosophie hors des planches, a fait montre d’un sang-froid sans pareil.

C’était ensuite au tour des Jumeaux de Masao de faire leur entrée. Avec leur univers traditionnel, ils ont réussi à transporter l’Hôtel de Ville de ville mont Royal jusqu’aux berges du fleuve Wouri. Impossible de ne pas succomber à la tentation de l’Esewe.

«Ca va ? Ca va bien? Tapez les mains», lançait un des jumeaux aux curieux venus voir de plus près la tenue vestimentaire, apprécier la voix si particulière des jumeaux et admirer le Mukeng, leur fameux instrument. Les jumeaux de Masao ont bien évidemment chanté Latala et ont profité de leur tribune pour demander à Dieu de protéger la planète avec la pièce Loba.

Les trois bassistes en action. Photo : CYEK (Cyrcom)

Il ne restait plus que les guitaristes de la dernière partie assurent pour clore la soirée en beauté. Petite pause, remise de cadeaux et c’est Papa Noel qui la lancé le bal avec la longue guitare et ses doigts de pianiste. Le public était prêt à bondir, mais il manquait encore du monde sur la scène.

C’est alors qu’André Manga a fait son entrée sur la scène et à son tour, lui aussi a mis la table pour le reste de la soirée. Il ne manquait plus que d’aller chercher le dernier des Mohicans (Fred Alarie) pour que la soirée des guitaristes commence enfin.

Fred Allarie allait se frotté à des membres du club restreint et tellement envié des bassistes camerounais. Papa Noël comme André Manga a déjà dirigé les musiciens de Manu Dibango. Ce samedi 20 novembre, à trois, ils ont fait ce qu’ils avaient à faire, au plus grand bonheur des quelques personnes encore dans la salle.

Entrevue avec Benjamin Booh, un des initiateurs du projet

Benjamin Booh

Que représente la culture pour vous et pourquoi avoir fait de la promotion de la musique votre cheval de bataille?

La culture est le fondement des sociétés humaines. C’est ce qui nous définit et ce par quoi nous apprenons des autres. La musique est un excellent ciment de l’inter culturalisme et c’est la raison pour laquelle Je me suis engagé à promouvoir les sons et les rythmes d’Afrique dans mon pays d’adoption, le Québec.

Vous êtes le promoteur de RAALENZ PRODUCTION, en quoi consistent ses activités?

Nous souhaitons présenter ici la crème des artistes Africains et surtout donner une plate forme aux jeunes talents locaux qui ont le potentiel de développer des produits musicaux de qualité.

Entrevue réalisée par Roger Toguem

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