Ben l’Oncle Soul: Peace, love and Soul

Dans le cadre du Festival Montréal en lumière, la ville recevait l’artiste Ben l’Oncle Soul pour un concert qui s’est joué à guichets fermés. Retour sur cet évènement bercé par les rythmes soul, pop et rock.

En entrant dans la salle du Club Soda, une chaleur indescriptible envahit le cœur et le corps. Comme sur un plateau télé des années 1960, rideaux de velours rouges, musiciens habillés à l’ancienne, choristes souriants jusqu’aux oreilles, les jeux de lumière éblouissent les yeux.

Armé de son nœud papillon rouge, Ben l’Oncle Soul est déjà sur scène. La foule devant lui ne cesse de taper dans leurs mains. C’est avec la reprise du tube Crazy de Gnarks Barclay qu’il fait son introduction. On ne peut s’empêcher d’avoir le sourire aux lèvres avec cette musique qui met de bonnes humeurs. Après un démarrage sur les chapeaux de roues, Ben se présente au public «Bonsoir Montréal, je me présente mon nom est Ben l’Oncle Soul. J’aimerais faire connaissance avec vous».

Ben enchaîne sur son tube Soulman. Le rythme envoyé par les musiciens est très prenant. Ils jouent, swinguent et s’amusent avec le chanteur. Les solos de saxophone, guitare électrique et piano sont vibrants. Le public savoure, siffle, crie… Les têtes bougent, les épaulent sautillent et les doigts claquent avec la batterie. Le Club Soda se transforme en un bar de Jazz géant, la réaction pétillante du public fait penser à ces vieux concerts soul et funky.

L’Oncle Soul déborde d’énergie. Accompagnés de ses deux choristes frénétiques, ils se livrent à des chorégraphies, des mises en scène et des blagues tout au long de sa performance. Sa chemise trempée, il se met à genoux et chante avec cette voix cassée qui lui donne un air séduisant. Les femmes ne peuvent résister à ce charme et l’acclament sans cesse.

Ben L'Oncle Soul au Club Soda - Courtoisie : Montréal en lumière

Le chanteur dégage une grande générosité en allant vers les spectateurs, leur souriant, serrant leurs mains et les encourageant à répéter après lui. «Say Oh Oh! Say hey hey!», rugit-il dans son micro.

Il n’hésite pas à descendre de la scène pour danser au milieu de ses invités. Situation assez surprenante, car les gens se mettent à danser à côté de lui sans lui sauter dessus! Une preuve que son public (la trentaine pour la moyenne d’âge) est bien là pour s’amuser.

Le Soulman enchaine donc les titres de son album. Passant de Lise, l’Ombre d’un homme à Come Home. En français comme en anglais, tout le monde connait les paroles par cœur.

Quand vient le moment de chanter Seven Nation Army (le hit qui l’a rendu célèbre), il fait une grimace en disant: «Cette chanson on l’a beaucoup trop entendue… Mais vu qu’on ne vient pas souvent à Montréal, on a une version spéciale pour vous!». Ben se fait plaisir avec quelques reprises dont le légendaire Georgia on my mind de Ray Charles (en piano voix), Whats going on de Marvin Gay et I feel good de James Brown.

Après avoir fait danser, chanter, transpirer son public, Ben l’Oncle Soul finit le concert avec la chanson Petite Soeur (après un rappel de plusieurs minutes). En se dirigeant vers la sortie, la bonne humeur est toujours présente et la fatigue se fait à peine sentir.

Le message véhiculé par l’artiste : «Peace, love and Soul».

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