Hors la loi de Rachid Bouchareb

À partir du 25 mars, le cinéma du Parc présentera, Hors la loi, le film de Rachid Bouchareb, qui représentait l’Algérie, dans la catégorie film étranger à la dernière cérémonie des Oscars. Il a déjà été présenté en novembre dernier à Montréal, lors du Festival Cinemania.

C’est l’histoire d’une famille algérienne qui se fait expulser dès les premières minutes du film par les autorités de la région. En réalité Rachid Bouchareb plante son décor dans la période pré-indépendance de l’Algérie française.

Peu après le massacre de Sétif qui a vu des centaines d’algériens se faire tuer par les autorités françaises, une partie de la famille se dispersera à travers le monde.

L’ainé, Messaoud, est engagé dans l’armée française pour la guerre d’Indochine. Abdelkader, le second, qui lutte pour l’indépendance, va se retrouver en prison à Nanterre. Enfin, Saïd, le benjamin, déjà petit brigand, va s’installer avec sa mère en France.

Pour son film, le cinéaste algérien s’est appuyé sur le même trio qu’il avait déjà utilisé dans un précédent film, Indigène, sorti en 2006 : Jamel Debbouze, Sami Bouajila et Roshdy Zem.

Avec Hors la loi, le spectateur plongera dans l’univers du mouvement pour l’Indépendance de l’Algérie en France. Abdelkader, Messaoud et dans une moindre mesure Saïd (qui fera fortune dans les combines de Pigalle), seront les piliers d’un système organisé pour faire mal sur le territoire français.

Le film est forcément polémiste. Sélectionné en compétition officielle, au dernier Festival de Cannes, il avait été perturbé par des vétérans français lors de se présentation.

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