Farafinko, le dernier album d’Aly Keïta

Aly Keïta, un instrumentiste de génie et autodidacte, a fait paraître un album solo très justement intitulé Farafinko ou L’espoir de l’Afrique, un album lumineux.

Akwaba iniséné, le précédent opus d’Aly Keita, Ivoirien d’origine malienne, laissait la place à une multitude d’invités (Pierre Vaiana, Dobet Gnahore, Boris Tchango, Manou Gallo).

Surtout, le premier album a permis au virtuose de laisser une carte de visite et de se commettre sur un second album. Celui-ci, le prodige du balafon le fera en solo, mis à part un duo en compagnie du maître malien Kélétigui Diabaté.

Farafinko est un album espoir aux thèmes rassembleurs pour celui qui s’est exilé depuis maintenant plus de dix ans en Allemagne, laissant avec regret une Côte d’Ivoire embrasé par les divisions politiques.

Cet essai en solo laisse toute la place au son profond et hypnotique du balafon de Keïta, bricolé par ses bons soins.  Il était d’ailleurs possible de le voir ces semaines-ci en tournée sur le continent européen, et espérons-le bientôt à Montréal…

La musique c’est l’arme du futur disait, Fela. Espérons que ce futur s’écrive demain sur les notes d’un balafon ivoirien. Ce sera alors peut-être le remède spirituel à un printemps quelque peu triste dans le golfe de Guinée.

Bonne écoute!

L’album Farafinko d’Aly Keita n’est pas encore disponible à Montréal et au Canada, mais il est possible de se le procurer sur le site de Contre-jour

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