Grand Sénébal: le Sénégal à l’honneur

La seconde édition du Grand Sénébal de Montréal célébrait l’arrivée du printemps ce samedi 2 avril au Club Lambi. C’était aussi l’occasion pour les productions Débrouill’art de fêter l’indépendance du Sénégal acquise le 4 avril 1960.

Maffé, couscous thiéré et musique sénégalaise au style diversifiée, la deuxième édition du Sénébal a eu beaucoup de succès auprès du public très communicatif.

Cette année, les projecteurs étaient braqués sur les artistes de la relève Montréalaise : le musicien compositeur Zale Seck et son groupe (voir photo ci-contre), la musicienne Caroline Roy, le reggae man sénégalais Fafadi, l’artiste et poète Assan Diouf.

C’était aussi l’occasion, au cours de l’évènement organisé par les Productions Débrouill’art,  de revoir l’animateur, et humoriste Boucar Diouf et de « rendre un hommage mérité à un artiste talentueux qui fait la fierté de tous les sénégalais et amoureux de la musique », Elage Diouf, récemment récompensé d’un prix Juno pour son dernier album Aksil (meilleur album musique du monde).

[audio:http://toukimontreal.com/actualites/wp-content/uploads/2011/04/Sénébal-1-Boucar-Diouf-et-le-groupe.mp3|titles=Grand Sénébal de Montréal (1) – Boucar Diouf et le groupe]

Boucar Diouf est un peu le fil conducteur de la soirée. Autant en humour qu’en chanson, il traite des différences et des ressemblances entre Québécois et Africains. L’humoriste donne des leçons de linguistiques sur le terme « girafer » (tricher) ou fait chanter le public sur un morceau évoquant la circoncision.

Après une chanson en wolof, parlant de l’injustice en Afrique, l’un des nombreux chanteurs de la soirée finit sur une note engagée. « Quand un pays est mal gouverné, c’est le peuple qui en subit les conséquences et on le voit présentement. On ne leur donne pas la chance de s’exprimer et de dire ce qui n’est pas correct dans la gouvernement », dit-il au public.

Après un volet de concerts aussi dynamique les uns que les autres, un grand Sabar (danse sénégalaise) vient clôturer la soirée, commanditée par Maxi&Cie ainsi que la Caisse populaire Desjardins Rosemont-Petite Patrie.. Québécois et Africains se rejoignent sur la piste de danse pour fêter comme il se doit les 60 ans de l’indépendance des Sénégalais jusque tard dans la nuit.

[audio:http://toukimontreal.com/actualites/wp-content/uploads/2011/04/Sénébal-8-dancehall-reggae-casamance.mp3|titles=Sénébal (8) – dancehall reggae – casamance]

Malgré l’accumulation des problèmes techniques, qui sont venus couper l’énergie des artistes, le Grand Sénébal gagne à être connu sur l’agenda culturel montréalais. La musique mêlant tradition et modernité ainsi que l’ambiance décontractée de la soirée présage un avenir plus heureux pour cet évènement en plein essor.

Quelques photos de la soirée :

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Crédit : Alioune Ba ;  Courtoisie : Productions Débrouill’art

1 COMMENTAIRE

  1. Le Grand SENEBAL est l’un des évenement les plus prometteur en ville. Merci au productions Débrouil’Art de nous offrir ces merveilleux moment de plaisir et de partage de la culture Senégalaise.

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