Vues sur l’Afrique avec la 27e édition du Festival de cinéma africain de Montréal

Les organisateurs du Festival international de cinéma Vues d’Afrique ont annoncé la couleur de la 27eédition. Sous le parrainage d’Azeb Wolde-Giorghis et de Ralph Boncy, ainsi que de Radio-Canada, l’évènement se déroulera du 29 avril au 8 mai 2011 à Montréal, dans un endroit unique, le Gesù.

Sur les 120 films diffusés, 31 pays seront représentés et comme souvent, la grande majorité vient des pays africains et surtout, les productions cinématographiques présentées auront moins de deux ans.

L'équipe de Vues d'Afrique 2011

Entre fictions (longs et courts métrages), films-chocs dans la section documentaire, les volets Africa Numérique et Musicafrica ou la section Regards d’ici, qui laisse la place aux réalisateurs du Québec, l’évènement fera comme d’habitude le bonheur des petits et grands cinéphiles avides de découvertes.

Kinshasa Symphony de Wishmann et Baer, qui raconte l’histoire de l’orchestre symphonique de la République démocratique du Congo, ouvrira le Festival, le 29 avril à 19h.

Tout comme la chanteuse Senaya et l’humoriste Michel Mpambara qui fera son grand retour. Huit jours plus tard, Zombi damou d’Arnold Antonin clôturera le Festival dédié au cinéma africain et créole.

Coupes dans le budget

Cette année, le Festival est sous l’égide de l’UNESCO. « L’année 2011 a été décrétée comme l’année internationale des personnes de descendance africaine par les Nations Unies », a rappelé Gérard Le Chêne, fondateur du Festival.

L’organisme Vues d’Afrique a notamment reçu plusieurs prix et témoignages pour son engagement envers la promotion de la culture africaine et créole à Montréal dont le prix SOBA Image en 2010 ou le prix interculturel de Montréal Abe-Limonchik 2010, catégorie « individu », remit à Gérard Le Chêne.

Mais, « ça ne nourrit pas son homme », a indiqué ce dernier au cours de son allocution. Malgré le succès du festival et la reconnaissance du public, le gouvernement fédéral a coupé le budget du festival de 100 000 $ entre 2006 et 2011. «Pourquoi l’Agence canadienne de développement international fait-elle preuve de tant de réticences à l’égard du domaine culturel? », s’est interrogé le fondateur du Festival, aujourd’hui président-directeur général international.

Malgré les coupes budgétaires, la qualité des œuvres présentées lors de cette 27e édition reste incontestable. C’est en tout cas l’avis de la nouvelle directrice, Geraldine Le Chêne. «Laissez vos sens découvrir l’Afrique et les pays créoles quotidiennement pendant notre Festival, a-t-elle indiqué. Nous vous offrons des projections de films de qualité toute la journée, de 9h00 à 23h00.»

Sur la centaine de films proposés cette année, quelques-uns ont été présentés au dernier Festival du cinéma africain de Ouagadougou en. C’est le cas par exemple de Notre Étrangère de Sarah Bouyain, récipiendaire du prix Oumar Ganda et du prix de l’Union européenne. Les Montréalais auront aussi l’occasion de voir le film de Abdelkrim Bahloul, Voyage à Alger (récipiendaire de quatre prix au FESPACO 2011), Paris mon paradis, d’Éléonore Yaméogo, Julie et Roméo de Boubakar Diallo ou le Mec idéal d’Owell A. Brown, récipiendaire de l’Étalon de bronze 2011 au Fespaco.

D’autres films ont été déjà projetés à Montréal. Mentionnons le documentaire-choc Francafrique de Patrick Benquet, les tortues ne meurent pas de vieillesse de Hind Benchekroun, Ondes de choc d’Hélène Magny et Pierre Mignault, Les Fleurs à la fenêtre de Giovanni Princigalli, les mains noires de Tetchena Bellange.

Pour plus d’informations sur les films à l’affiche et les activités prévus, visitez www.vuesdafrique.org.


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