Une cinéaste d’origine éthiopienne primée au 6e Festival du cinéma israélien de Montréal

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Alamork Marsha, une jeune cinéaste d’origine éthiopienne a reçu, le 17 mai dernier, le tout premier Prix de la Fondation de Jérusalem lors du lancement de l’édition 2011 du Festival francophone du cinéma israélien de Montréal.

Alamork Marsha ainsi que Nave Antopolsky, l’autre récipiendaire se sont déplacés à Montréal pour recevoir leur prix qui était accompagné d’une bourse.

Les deux cinéastes étudiants sont lauréats d’un concours organisé dans plusieurs écoles de cinéma en Israël. L’an prochain, ce sera un étudiant québécois primé qui présentera son film en Israël.

Alamork Marsha et Nave Antopolsky,

Au cours de la soirée qui avait lieu au Centre Seagal, les deux lauréats se son réjouis de leur récompense avant la présentation de leur film, qui précédait la projection du documentaire Strangers No More de Karen Goodman et Kirk Simon, Oscar du meilleur court documentaire en 2011.

Korki, le court métrage qu’Alamork Marsha a réalisé pendant sa troisième année à l’école de film et de télévision Sam Spiegel de Jérusalem aborde la relation de deux filles, vivant dans un quartier à forte immigration éthiopienne. Le film a été sélectionné au Festival de film de Jérusalem en 2010.

Le film Strangers No More se penche sur une école de Tel-Aviv qui accueille des enfants de 48 pays. Dans le documentaire de 40 min, qui sera diffusé le jeudi  26 mai, Karen Goodman et Kirk Simon abordent le thème universel de l’éducation.

Dans cette école, se côtoient chaque jour les enfants de partout dans le monde. Ce sont des gamins et des gamines d’origine musulmanes, chrétiennes, juives ou bouddhistes, en quête du même objectif : trouver un cadre propice à leur éducation.

C’est le cas par exemple de Johannes, un jeune érythréen âgé de 12, qui n’avait jamais mis les pieds dans une salle de classe avant de débarquer à l’école Bialik-Rogozin de Tel-Aviv. Non seulement il ne parlait que le Tigrit (langue chamito-sémitique parlée en Éthiopie et en Érythrée), mais en plus il avait des problèmes d’yeux. Un excellent documentaire,

En tout, près de 26 œuvres seront projetées entre le 22 et le 31 mai prochain au cinéma du Parc ainsi qu’au CinemaSpace du Centre Segal. Il s’agira aussi bien de longs et courts métrages, de drames et comédies que de documentaire. Comme souvent, la grande majorité des productions est sous-titrée en français.

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