Jazz 2011 : Hugh Masekela, fidèle au combat

Pour une première au Festival de Jazz, le Sud-Africain Hugh Masekela a littéralement enflammé un club Soda, rempli de A à Z, avec ses rythmiques Sud-Africaines et ses discours plus que jamais engagé.

Hugh Masekela a célébré ses 70 ans en 2009 à Londres. Et pourtant, sur la scène du club Soda, il n’a cessé de savourer sa jeunesse. À la trompette, son instrument de prédilection, ou le poing en l’air, le Sud-Africain a égrené, au fil des minutes, les chansons qui ont fait de lui l’un des artistes les plus talentueux et les influents de sa génération, aux côtés des Miriam Makeba, Dizzy Gillespie, Harry Belafonte, Herb Albert ou encore Fela Kuti.

« Je crois que nous allons repartir avec vous », a répété le jazzman au public qui n’avait d’yeux que pour lui.

Avec ces cinq musiciens, il n’a d’ailleurs pas raté l’occasion de célébrer la femme africaine en rendant hommage au roi de l’Afrobeat avec sa chanson célèbre, devenue presqu’un hymne, « she go say i be lady », peu avant le break syndical.

Avant cela, le combattant Masekela s’est rappelé des batailles qu’il a menées tout au long de sa carrière avec l’une de ses chansons les plus connues, « Stimela ». « Here is a train that comes from Zambia and Zimbabwe », a-t-il lancé à la foule en folie qui s’abreuvait de son discours.

Pionnier d’un jazz qu’on dit « sud-africain », mais qui ne devrait prendre aucune épithète, le trompettiste septuagénaire a lutté, comme sa compatriote Miriam Makeba, contre l’apartheid.  Ce qui lui a d’ailleurs valu un exil aux États-Unis. En 1980, sa chanson « Bring Him Back Home » est d’ailleurs devenue l’hymne du mouvement de libération de Nelson Mandela.

« Je me rappellerais toujours de ces belles faces et je les garderais, en souvenir peu importe, où on ira », a-t-il ajouté avant d’entonner une autre chanson, le poing en l’air, signe que le combat ne s’arrêterait surement pas à Montréal.

Quelques photos de la soirée

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