La Fête au Village résonne à Saint-Michel

C’est au Tribu Terre Bistro, non loin de Métro Saint-Michel, que se tenait La Fête au Village ce samedi 13 août. Comme son nom l’indique, cet évènement cherche à recréer l’ambiance festive et chaleureuse des fêtes africaines. Dans un décor repensé pour l’occasion, le public a pu apprécier, tout en dînant, les différentes prestations des invités majoritairement originaires d’Afrique de l’Ouest. Au programme : contes ancestraux, musiques et danses traditionnelles.

C’est tambours battants que le spectacle commence. Les six filles de la troupe Moussofanga (« l’énergie féminine ») prennent place sur la scène, djembés en mains. Telles des amazones, elles jouent, dansent et sifflent avec une énergie débordante. Durant près d’une dizaine de minutes, elles démontrent toute leur maestria. Et c’est une évidence, elles ont le rythme dans la peau. De vraies Africaines!

Après cette introduction de feu, Bebeto Lonsili, organisateur et animateur de la soirée prend la parole. Il rappelle les objectifs de l’évènement qui sont les suivants : « la rencontre des cultures », « partager la culture ainsi que les valeurs du continent » et « promouvoir la relève de la scène musicale africaine ». Il indique également que les femmes seront à l’honneur tout au long du spectacle.

Bebeto entraîne son auditoire dans différents pays d’Afrique à travers ses contes, histoires drôles et chants traditionnels. De la République centrafricaine (Zoutenn de Mondélé) à la Guinée Conakry (Lancinet Condé) en passant par le Burkina Fasso (Papa Zon, Aboulaye Kone) et la Côte d’Ivoire (Abdoul Karim Cisse), les spectateurs découvrent la nouvelle scène de chanteurs, musiciens et danseurs noirs.

Ce voyage artistique met également en valeur l’île de la Martinique avec la jolie prestation de Josiane Antourel. La performance de Lancinet Condé est certainement l’un des moments les plus marquants de la Fête. Au tempo effréné des djembés et tambours, l’artiste guinéen se lance dans une longue et bouillonnante démonstration de danse guerrière. Très impressionnant à voir.

Dans l’ensemble, l’audience a assisté à un spectacle de bonne facture, mais quelques dysfonctionnements sont à pointer. Prévue à 20h30, la représentation a commencé avec plus d’une heure de retard. Ensuite, les numéros se sont succédé un peu pêle-mêle avec un espace important donné aux sets de percussions. Enfin, le thème de « La femme », pourtant fil rouge de la soirée, n’a pas vraiment été suivi. Difficile donc de bien comprendre la relation avec le contenu proposé.

Cependant, on ne peut que saluer la finalité d’un évènement de ce type. Rendez-vous cependant  le mois prochain pour une nouvelle Fête au Village.

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