Lancement du Festival international du Film Black de Montréal

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Station Place des Arts : tandis qu’une foule se rassemble lentement près de la Place des Spectacles pour le concert gratuit d’Arcade Fire, un tapis rouge est discrètement dressé à l’entrée du Cinéma Impérial pour la cérémonie d’ouverture du Festival international du Film Black de Montréal.

Un cocktail rapide précède la projection de la comédie française Case départ dont les deux acteurs principaux ont tenu à être présents pour l’avant-première canadienne.

Aux environs de 19 h, tandis que les derniers VIP se pressent pour prendre place dans la salle, Thomas Ngijol et Fabrice Éboué prennent la pose devant les photographes et journalistes avant de pénétrer dans le hall aux dorures angéliques.

Le lancement du festival s’ouvre gaiement avec un petit intermède musical : sur scène, quatre hommes  jouent avec dynamisme du tambour et de la flûte avant de laisser place au maître de cérémonie. Le ton est donné : ce soir l’ambiance est à la légèreté et à la jovialité.

La passion est elle aussi mise à l’honneur, notamment dans les discours de Francine Grimaldi, ambassadrice d’honneur du festival rejointe quelques minutes plus tard par Fabienne Colas, présidente de la fondation qui organise le festival. Passion donc pour le 7e art, pour l’Afrique et pour sa culture célébrés dans les 125 films à l’affiche jusqu’au 2 octobre 2011. À quelques minutes de la projection de Case départ, Charles Biddle Jr. et Emile Castonguay s’improvisent chauffeurs de salle et concluent avec humour avant le levée de rideau.

Réalisé par Lionel Steketee, Fabrice Éboué et Thomas Ngijol, Case départ aborde les thèmes de l’identité et de l’héritage historique familial avec pour arrière-plan : les rapports violents de domination de l’homme blanc sur l’homme noir à la fin du XVIIIe siècle.

Ce film de duo met en scène deux demi-frères forcés de revenir aux Antilles, terre de leurs origines pour l’enterrement de leur père. Méprisant le trésor ancestral qu’est l’acte d’affranchissement de leurs ancêtres, Joël et Régis se retrouvent alors par magie en 1780 à l’époque de l’esclavage.

« Notre film n’est pas un film qui se veut moraliste sur le sort fait aux Noirs durant l’esclavage en Martinique, en Guadeloupe ou ailleurs. L’esclavage n’était qu’un moyen parmi tant d’autres pour aborder le thème principal de notre film qui est l’identité » souligne Thomas Ngijol, en réponse à une question.

Le film a été très bien accueilli à Montréal avec une ovation de la part d’un public conquis, voire même ému.

« Ce que vous avez porté à l’écran, c’est mon histoire, c’est l’histoire de nous tous ici ce soir et je vous remercie pour ce cadeau », lance un spectateur au premier rang.

Case Départ sera de nouveau diffusé, le jeudi 29 septembre à 19 h au Cinéma Impérial.

Quelques photos de la soirée :

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