World Press Photo : le pouls du monde en un clic

Organisée cette année au marché Bonsecours, dans le Vieux-Montréal, l’exposition itinérante « Word Press Photo », qui fait le tour des plus grandes villes du monde a eu lieu du 15 septembre au 2 octobre dernier. Deux photos ont particulièrement marquées notre chroniqueur.

L’exposition, comme à chaque année depuis 55 ans, reflétait les différents regards sur la société, le système politique et social. Près de 108 059 photos, réalisées par 5691 photographes de 125 nationalités, explorent les différentes formes de la photographie : la photographie de presse, sport, environnementale, instantanée et d’autres encore.

Photo de Jodi Bieber

La photo de Bibi Aicha, cette jeune femme afghane de 18 ans, qui s’est fait couper le nez et les oreilles par son mari parce qu’elle a voulu s’échapper de chez elle, est une des plus marquantes. Une photo profondément troublante qui raconte la beauté et la laideur des femmes. Ce portrait a remporté le prestigieux prix du World Press Photo.

Cette photo a été prise par Jodie Bieber une photographe d’origine sud-africaine qui a fait ses premières armes au journal hebdomadaire (« The Star » à Johannesburg, le « New York Times »). Elle a été reconnue pour ses projets personnels comme ses photos de jeunes en marge de la société sud-africaine.

Son récent livre nommé « Entre Chiens et Loup : Grandir avec l’Afrique du Sud », publié en 2010,  revient sur les évènements de l’apartheid.

La seconde photo a été prise par Andrew McConnell, photographe d’origine irlandaise, qui a fait pendant un temps de la photographie de presse et qui s’est tourné ensuite vers la photographie documentaire.

La photo est celle de la violoniste Joséphine Nsimba Mpongo, âgée de 37 ans, membre de l’unique orchestre symphonique qui se situe en Afrique centrale, précisément en RD Congo.

Une photo édifiante qui traitait cette fois de la beauté de la musique, malgré le fait quela République démocratique du Congo se dégrade. Le message qu’explore cette photo est que la musique peut nous toucher à un point même que nous ne pouvons imaginer.

Suite à la fermeture du Musée Juste pour rire, l’organisation de l’exposition montréalaise du World Press photo a été reprise par Productions Foton, fondées par Matthieu Rytz, Philippe Marchand et Nicolas Dufour-Laperrière pour soutenir la photographie documentaire et le travail de jeunes photographes.

L’exposition qui est actuellement en Nouvelle Zélande passera par l’Europe avant de revenir au Québec, à Chicoutimi, entre le 3 et 27 novembre. Le World Press Photo s’arrêtera également à Luanda en Angola.

Par Anjo Baku

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