Sergent Markus, de la baïonnette à la plume

Dans le cadre du Salon du livre de Montréal, Sergent Markus, originaire du Bénin et en visite dans la métropole, a accordé une entrevue dans laquelle il revient notamment sur la question du slam en langue locale.

Journaliste, poète, et slameur, Sergent Markus a sorti un premier album slam, Mots pour maux, avec quelques collaborations comme sur la pièce « Au clair du soleil », avec la chanteuse camerounaise Delphine Etémé alias Queen Etémé ou Arisco.

« Le slam est beaucoup plus simple que le rap », a souligné notamment sergent Markus, convaincu que le slam est probablement plus abordable pour certains publics, notamment l’élite.

«Le slam est plus message et poésie», a ajouté celui qui rappe depuis 1993.

Il s’exprime en fongbe, comme sur la pièce « Ode à l’enfance » avec Vi Phint, et tance les chefs africains sur « Mon réquisitoire » et revient sur certaines frasques du président français Nicolas Sarkozy dans « Casse-toi, pauvre con! ».

Toussaint Djaho, alias « Sergent Markus », une référence à sa carrière au sein de l’armée de son pays d’origine, travaille à radio Tokpa, au coeur du marché du même nom de Cotonou. Il a également créé un hebdomadaire.

Invité à Montréal, il a participé aux rencontres des Grandes Voix francophones qui devaient se dérouler au Salon du livre de Montréal (Place Bonaventure), jusqu’au lundi 21 novembre.

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