Festival international de cinéma Vues d’Afrique 2012

Le Festival international de cinéma Vues d’Afrique revient cette année, du 27 avril au 6 mai 2012, avec une centaine de films, originaire d’une quarantaine de pays décrivant pour la majorité le quotidien des habitants d’Afrique et de pays créoles.

Pour cette 28e  édition du Festival, les catégories suivantes seront proposées aux cinéphiles du Québec : les sélections internationales Fiction (longs et courts métrages), Documentaire (longs et courts métrages), Afrique connexion (séries, longs et courts métrages), ainsi que la sélection canadienne et québécoise Regards d’ici, la sélection thématique Musicafrica.

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Marjorie Guillemin, responsable de la programmation

Cette année une toute nouvelle sélection, le Prix des droits de la personne, s’ajoute à la liste avec l’association entre le Festival du Film sur les Droits de la Personne de la Personne de Montréal et Vues d’Afrique. Dans ce cas précis, les films choisis « s’aventurent dans des voies inconnues et parfois taboues », explique-t-on.

Pour la programmation de l’édition 2012, le cinéphile remarquera la domination des films du Maghreb dans la sélection internationale Fiction (4 films sur 9 pour les longs métrages), mais paradoxalement l’absence de cette région dans la catégorie documentaire, courts métrage. Dans cette section, l’organisation a clairement indiqué son orientation : « des oeuvres militantes et engagées ».

Citons, Une révolution africaine de Samir Benchikh qui retrace le parcours d’individus comme Tiken Jah Fakoly, La langue de Zahra de Fatima Sissani qui aborde la question kabyle par l’entremise de la langue, Koundi et le jeudi national de la réalisatrice camerounaise Ariane Astrid Atodji ou encore Indochine sur les trace d’une mère, d’Idrissou Mora-Kpai, présenté à la 22e édition du Festival Panafricain du Cinéma de Ouagadougou et qui retrace l’héritage des 60 000 soldats d’Afrique noire engagés dans la guerre contre les Viet-Minh.

Les États-Unis d’Afrique de Yanick Létourneau, Prix de la critique aux RIDM 2011 sera également présenté, hors concours, le 3 mas dans le cadre de la soirée Radio-Canada.

Quelques cinéastes habitués seront de retour au festival. Née en 1970 à Casablanca au Maroc, Leila Kilani revient cette année avec son premier film de fiction, Sur la planche, sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs de Cannes en 2011.

Son précédent opus était le documentaire Nos lieux interdis, présenté en 2009 à Vues d’Afrique. Elle avait d’ailleurs reçu le prix Micheline Vaillancourt.

Le réalisateur d’origine sénégalaise Philippe Niang revient également cette année avec un film attendu, Toussaint Louverture qui narre la vie du héros de l’indépendance d’Haiti. Jimmy Jen-Louis et Aïssa Maiga se partagent l’affiche dans ce biopic qui ne dit pas son nom. Le film Les amants de l’ombre du cinéaste avait présenté en 2010 à Vues d’Afrique. Il avait choisi l’humoriste Anthony Kavanagh pour incarner un soldat noir américain tombant amoureux d’une Française lors de la Libération en 1945.

La catégorie Musiafrica avec des films comme Essaha, (La place), Agadez; musique et rebellion, revient également pour cette 28 édition tout comme la section Regards d’ici dédiée aux « cinéastes d’ici qui font preuve de passion et de persévérance en réalisant des projets d’envergure en Afrique et dans les pays créoles. »

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Membre du jury de la catégorie Regards d’ici, Bachir Bensaddek parle de Vues d’Afrique

Le nom de la section Afrique numérique disparait et devient Afrique connexion et englobe toutes les productions audiovisuelles africaines inclassables. Que l’on parle des séries populaires ivoiriennes, des fictions du Burkina Faso et des autres objets cinématographiques non identifiés.

Par ailleurs, des pays dont on ne traite que rarement de la situation seront présents à cette 22e édition du cinéma d’ailleurs, particulièrement de l’Afrique. C’est le cas du Cap Vert  avec A Menina Dos Olhos Grandes de Alexi Tsfas et Fonseca Soares, du Zimbabwe avec Itehmba, l’espoir de Elinor Burkett et Errol Webber, Jeux de guerrières de Rumbi Katedza de la Guinée Bissau avec 42,195 km de Julio Alves, de l’île Maurice avec Les Mo’zars de Roches-bois de Gopalen Parthiben, Home, away de Wassim Sookia ou encore Djibouti avec Laan (les Copines) de la Montréalaise Lula Ali Ismael.

Eric M’boua et Tetechena Bellange, parrains de l’édition 2012

30 degrés couleur, de Lucien Jean-Baptiste et Philippe Larue ouvrira le festival, le 27 avril au cinéma Impérial tandis que Sur la planche de Leila Kilani sera présenté en clôture, le 5 mai, en présence de la cinéaste. L’actrice et comédienne Tetchena Bellange et l’animateur Eric M’boua agiront cette année comme parrains du festival.

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