The One & the Many de Muntu Valdo

Originaire du littoral camerounais, Munto Valdo a puisé dans l’héritage musical de ces ancêtres pour son album The One & the Many chez Warner Jazz.

La première pièce « Ate, Aye », tout comme d’autres, rappellera aux mélomanes, l’heure de gloire d’une musique camerounaise emprunte de voix puissante et de cette basse qui a fait la grandeur du Makossa et de la musique camerounaise. Citons notamment Francis Bebey qui l’a fortement inspiré, tout comme Eboa Lotin.

Mais là s’arrêtent les comparaisons. Les influences des musiques de la diaspora africaine, ici et là dans le monde (bossa, soul, jazz), enrichissent énormément cet opus très bien accueilli par la critique, notamment à Londres, ou vit l’homme du Sawa blues.

“Son désir d’explorer et de comprendre sa place au sein de l’évolution complexe des peuples, des processus et de la musique à travers le temps et l’espace lui ont donné une formule magique. Une formule conçue et livrée sous la forme de The One & The Many.”

On appréciera ses talents d’instrumentiste. En effet, en plus de sa voix, le chanteur est tantôt à la basse, souvent à l’harmonica, mais il fait aussi les cœurs ou les percussions. Grâce à cette multidisciplinarité, certains lui ont souvent donné nom d’homme-orchestre.

D’autant qu’il a joué avec les plus grands artistes du continent. Ses compatriotes Richard Bona, Étienne Mbappé et Manu Dibango, les Congolais du Staff Benda Bilili, le Malien Ali Farka Toure, mais également des noms comme  Ladysmith Black Mambazo, Chucho Valdés ou Tony Allen.

« Je fais partie de tout et tout fait partie de moi. Même le vide, si elle existe, fait partie de nous », Muntu Valdo.

Tout comme dans son premier album, Gods & Devils (Moiyé na Muititi), le son de Muntu Valdo est « acoustique, mais très folk », comme il le dit, mais également bluesy. Il chante le plus souvent à Douala, mais également en anglais. Dans cet album, Muntu Valdo rend hommage à ses parents, sa terre. The One & the Many est unique et pluriel.

Ce n’est pas pour rien, qu’en plus du label Warner Jazz, sous lequel ce deuxième album a été publié, l’étiquette Putumayo a choisi Munto Valdo et sa pièce Timba pour fermer la marche de leur dernier album, African Blues.

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