Soké, un artiste made in Québec

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Soké est un artiste made in Québec ! Non il n’est pas albinos, ni jamaïcain… Avec de multiples inspirations musicales, cette étoile du Hip hop québécois a foulé seul, pour la première fois, la scène des Francofolies de Montréal. Il a présentée au public quelques titres de son premier album Cellules disponible chez tous les marchants. Touki Montréal s’est entretenu avec la nouvelle référence Reggae en ville avant sa prestation sur la scène multiculturelle Hydro-Québec.

Avec votre style et vos dreadlocks, êtes-vous rasta ?

Non je ne suis pas Rasta, je respecte et  partage énormément de valeurs de la culture rasta. Mais je ne veux pas coller d’étiquette à ma spiritualité. Je crois en un être ultime sans intermédiaire, ni les systèmes créés par l’homme au nom d’une religion.

Après avoir réalisé des albums et productions qui se rangent dans la catégorie Hip hop, pourquoi cette transition vers la musique Reggae ?

C’est l’évolution logique de mon art. J’ai toujours aimé le Reggae. J’ai donc décidé de briser les barrières et de me lancer dans une nouvelle aventure. Je m’identifie plus facilement au Reggae qu’au Hip hop.

Quelle a été votre collaboration la plus marquante ?

Ma rencontre avec l’artiste jamaïcain King Shadrock. Je venais de commencer mon aventure dans la musique Reggae et cela s’est produit à la même période. Il m’a beaucoup aidé côté performance et m’a appris l’essence de ce style… Aux débuts je n’avais pas beaucoup de connaissances.

Quelles sont les trois qualités indispensables pour réussir à réaliser un premier album ?

La patience, la persévérance et l’ouverture d’esprit. Pour un style prédéfini comme le Reggae, il faut savoir se démarquer pour sortir de la boîte…

Avec quels autres styles vous avez-pu briser les limites de cette boîte ?

Je mélange souvent la musique électronique à mes compositions. Ajouter à cela des touches de Hip hop qui font parties de moi. Et aussi des notes de musiques world, brésilienne, latine et africaine.

Comment est née votre premier single Cellules ?

Cellules est le nom de l’album, le premier titre qu’on a sorti. C’est vraiment l’épiphanie.

J’aimais l’analogie entre la cellule biologique et la cellule d’une prison. Le jeu de mot entre les deux était intéressant encore inexploité.

À l’ère d’aujourd’hui, avec tous les mouvements révolutionnaires populaires, les droits humains qui s’effacent de plus en plus… Le concept de cellule mentale ou de prison mentale image ces phénomènes.

Qui sont ces voix féminines qu’on entend dans la chanson ?

Deux artistes de Montréal très talentueuses : Jodie Resther et Vicee.

Pourquoi devrions-nous nous procurer votre premier album Cellules ?

C’est un album unique qui sort des bornes Reggae. Il dérive de tous ses enfants et cousins comme le Dub, Dub step, le Ska, le Roots, le Dancehall et le Ragga. Tous ces registres musicaux qui flirtent avec ce style Reggae. Il offre beaucoup de variétés aux fans qui cherchent quelque chose de nouveau. Je ne veux rien enlever aux grands de ce genre. Il fallait que j’apporte ma propre sauce, ma propre saveur et mon éclectisme.

Vidéo Clip :

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