L’inépuisable Johnny Clegg au Festival de Jazz de Montréal

Le Club Soda a accueilli, le vendredi 29 juin, le célèbre chanteur sud-africain Johnny Clegg, invité de la 33e édition du Festival de Jazz de Montréal et présent sur le territoire canadien pour sa grande tournée nord-américaine. Retour sur un concert dynamique de presque deux heures où le public a su et pu apprécier la puissante voix du chanteur éternellement engagé.

C’est une salle quasi comble, dont la moyenne d’âge se situe aux alentours de la cinquantaine, qui attend tranquillement l’arrivée de Johnny Clegg prévue pour 22 heures.

Le légendaire chanteur, ponctuel et paré d’une veste rouge, entre sur scène, accompagné de ses musiciens souriants et de sa fidèle choriste Mandisa Dlanga. Les premières notes de Heart of Dancer résonnent dans les caissons de basses tandis que le public, en liesse, reprend le refrain : « Sizodlala! nani ‘mabungu! / Sizodlala! nani ‘mabungu, helele! ».

Une bonne humeur contagieuse

Une quinzaine de chansons, principalement extraites de l’album Spirit is the journey, sont interprétées par « l’équipe Clegg » dont Africa et Scatterlings of Africa. Johnny Clegg prend soin et plaisir à introduire en anglais et en français chacune de ses compositions, expliquant la genèse ainsi que la signification et le contexte de chacune.

Son désir intact de « créoliser » les langues, les cultures et les musiques, tient une place toujours aussi importante dans sa production artistique, tout autant que ses paroles engagées abordant différents thèmes comme l’Apartheid il y a encore vingt ans ou bien le mariage, les travailleurs immigrés, la réalité des pays du Tiers-Monde, etc.

Soucieux de communiquer avec son public, le chanteur de cinquante-neuf enchaine naturellement anecdotes et plaisanteries avant d’entamer Love in the time of Gaza et Give me a wonder de son dernier album, Human, sorti en 2010. Son style et son dynamisme n’ont pris aucune ride après plus de quarante de carrière. Fidèle à lui-même il entame, entre deux gorgées d’eau, des pas de danse zoulou avec sa choriste sur l’entrainant Digging from some words.

Remerciements chaleureux et rappel

Alors que minuit approche, Johnny Clegg clôture avec brio et émotion son passage à Montréal avec l’inoubliable Asimbonanga, chanson dédiée à Nelson Mandela, ainsi que sur Dela extrait de l’album Cruel Crazy Beautiful. Johnny Clegg devait ensuite se rendre à New-York le 1er et 2 juillet à NYC, à Niagara Falls le 7 juillet et à Vancouver le 15 juillet.

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