Nuits d’Afrique : destination Afrique du nord avec Gnawa Diffusion

L’Algérie était à l’honneur avec la présence de Gnawa Diffusion, le 11 juillet, lors de la deuxième journée du Festival international Nuits d’Afrique. Il flottait comme un parfum de jasmin au Métropolis ce soir là. Les drapeaux algériens flottaient dans une salle en pleine effervescence. C’est d’ailleurs sous les applaudissements et les youyous que le collectif fit son entrée sur scène.  

Ce groupe phare de la scène française n’a rien perdu de sa superbe. Ce retour tant attendu en sol montréalais a véritablement transporté les admirateurs venus applaudir Amazigh Kateb et ses acolytes. Son fameux guembri en main, ce dernier a enchaîné les morceaux mythiques et propose également une nouveauté.

Courtoisie : Festival Nuits d’Afrique

Après une première partie très colorée du groupe montréalais Syncop (porté par son plus récent opus Sirocco d’érable), Gnawa Diffusion a démarré crescendo. La musique, le rythme, les voix et la présence scénique se voulaient discrets dans un premier temps, mais tout a ensuite explosé de façon inattendue, tel un feu d’artifice, pour le plus grand plaisir de l’assistance.

Gnawa Diffusion a indéniablement le sens de la mise en scène. Fatigués, eux? Sûrement pas! Surprenants? Absolument!

Conscient que pour certains, la barrière de la langue pouvait être un obstacle, Amazigh Kateb a pris plaisir à expliquer le sens de ses chansons tantôt en français, parfois en anglais. Fidèle à lui-même, le leader emblématique en a profité pour diffuser son message de paix.

Profondément engagé, il n’a pas hésité à s’exprimer sur divers sujets tels que le terrorisme qui menace le continent africain. Le chanteur a également interpellé les femmes voilées : « Vous aussi, vous avez droit à l’amour! »

L’humour était également de la fête ce soir-là. Amazigh aurait-il des envies de one-man-show? Nul doute que son sens de l’humour a su conquérir son auditoire. Le temps pour lui de se désaltérer, il a offert sa place quelques instants à UncleFOFI du Couscous Comedy Show, qui s’est régalé face à un public qui en demandait encore plus.

Après un rappel mémorable, c’est avec beaucoup de difficulté que le public s’est finalement dirigé vers la sortie. À minuit, tout ce monde s’est dispersé dans la rue Sainte-Catherine. Le conte de fées a pris fin après quatre heures de délice. Et l’odeur de jasmin s’est dispersée dans les airs.

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