Wax Tailor à Montréal : un grand enfant derrière ses platines

L’intimité de l’Astral a été secouée le mercredi 10 octobre 2012 avec la venue du DJ français Wax Tailor. Reconnu mondialement pour ses compositions telles que « Que Sera », ce dernier a rendu une copie sonore et visuelle parfaite pour sa seconde visite en terre québécoise.

Venu présenter son nouvel album Dusty Rainbow From The Dark, Wax Tailor a offert un conte réussi, sur l’imaginaire et l’enfance, sonore et en images. Pour cette nouvelle tournée, le DJ chercherait se serait donner comme objectif d’offrir une évasion musicale.

Lors de l’étape montréalaise, le public s’est évadé et était unanime pour reconnaître que ce garçon sait y faire pour mettre l’ambiance. C’était d’ailleurs une performance collective, car oui Wax Tailor (de son vrai nom, Jean Christophe Le Saoût), n’est pas tout seul sur scène comme la plupart des DJ.

Accompagné de quatre musiciens (violon, violoncelle, basse et flûte) et de deux chanteurs, dont on reparlera, le compositeur français a ajouté la projection de vidéos pour illustrer son histoire musicale (que l‘on pourrait appeler les aventures d’un enfant à lunettes avec un casque de DJ sur les oreilles).

Pendant plus de deux heures, le public a écouté et vu les titres de ce quatrième album de l’artiste français. « Ca fait un réel plaisir d’être avec vous ce soir Montréal », a-t-il indiqué, sous un bruit à en faire trembler les mûrs de l’Astral et qui a fait comprendre au DJ que sa performance était appréciée.

Il faut dire que cet album plonge dans l’univers imaginaire de l’enfance, à base hip hop, trip hop, soul et électro, le tout imagé de manière sobre, des fois en retenus, des fois explosives. C’est aussi le résultat d’un travail de plus de 29 mois de préparation avec l’aide de différents réalisateurs et qui mélange du stop motion, des courts métrages, des animations, etc.

C’est également une histoire narrée par Don Mc Corkindale qui permet d’être autant hypnotisé par les oreilles que par les yeux. Une mise en scène à en donner le tournis à une salle de l’Astral complètement emballée…

Et comment ne pas l’être également par la qualité des deux personnes venues pour donner un autre relief aux musiques et clips diffusés. Une, à la voix douce et mélodieuse et l’autre, au flow énergique et élégant. Se relayant selon les aspirations de leur hôte, Charlotte Savary et  Mattic ont donné ce « quelque chose en plus » aux sons trip hop, électro de Wax Tailor.

Ce nouvel album, bien que méconnu encore par le public (sorti en automne 2012), a fait ses preuves grâce aux compositions éclectiques du français (soul, hip hop, trip hop, ambiant, électro, jazz,…). Les instruments tels que le violon ou la flûte apportent une harmonie très agréable avec les voix de Charlotte Savary ou Mattic, sous la baguette du maître d’orchestre aux platines. Ça dansait, ça sautait, et l’Astral, plein, était méconnaissable.

La soirée s’est conclue de manière attendue, mais avec beaucoup de ferveur, par un rappel que Wax Tailor ne pouvait omettre de sa liste de chanson…. « Qué Sera, Sera », que reprenait en chœur le public avant même que la musique ne parte.

L’ambiance était alors à son comble, les quelques dernières personnes assises se sentant même d’humeur à se lever, une chose rare pour les habitués de la place.

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