L’indécideur du groupe belge Suarez

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Trois ans après la sortie de leur premier album, le groupe belge Suarez a sorti l’album, L’indécideur, promis d’ores et déjà à une belle carrière internationale.

S’appuyant sur le succès du premier opus, On attend, le chanteur et leader du groupe, Marc Pinilla, (originaire de Mons, en Wallonie) et ses quatre acolytes originaires de Madagascar (Max et Pata Randriamanjava, Dada Ravalison et David Donnat) ont concocté 12 pièces sur mesure pour leur retour en kiosque.

«Je suis l’indécis, l’indécideur
Je change de vie, comme d’humeur
Je suis un défi, un défileur
Je découds les fils sans pudeur »

L’album s’ouvre avec joie sur le titre L’indécideur et donne d’emblée un peu de baume à l’humeur. Le texte comme la mélodie s’écoutent facilement. La deuxième chanson Le temps de voir poursuit dans la même logique, mais en allant chercher plus de rythme.

Entre les deux albums, le groupe a fait le tour des continents. Surtout, les Malgaches sont retournés sur leur île pour se ressourcer. Et l’auditeur ressentira cette fraîcheur particulièrement sur la troisième pièce, Qu’est-ce que j’aime ça ou encore sur T’étais comme. Encore là, tout est dans la rythmique.

Les frères Max et Pata Randriamanjava, leur cousin Dada Ravalison et David Donnat représentent la partie instrumentale de Suarez.  Dada est à la guitare et à la basse, Pata à la batterie et Maximin est également à la basse et à la guitare (tout comme Marc). Quant à David, lui assure aux percussions.

« De retour d’un voyage à Madagascar, où il a découvert ses rythmes, sa sidérante beauté, sa luxuriance, ainsi que sa pauvreté, le groupe débute l’écriture de ce deuxième album,  L’Indécideur. »

Les cinq amis s’offrent même le luxe de retoucher une ballade, en espagnol, avec le titre Porque te va, composée en 1974 par José Luis Perales et repris notamment par Arielle Dombasle. Le résultat est épatant, déroutant et donnera certainement la chair de poule à quelques mélomanes.

Sur le premier album déjà, le groupe avait repris, tout en les détournant, les chansons La vie en rose d’Édith Piaf et La non demande en mariage de Georges Brassens.

Véritable ambassadeur de la chanson française et francophone, Suarez a raflé le Prix Rapsat-Lelièvre 2012, remis en alternance chaque année à un artiste québécois et à un artiste de Wallonie-Bruxelles.

« L’indécideur se distingue par une écriture directe et poétique, des refrains accrocheurs, des guitares envoûtantes et des arrangements singuliers métissés, aux couleurs des musiques du monde», expliquait-on dans un communiqué du Ministère des Relations internationales.

En Belgique, l’album a déjà glané des prix. En 2011, il a reçu le Prix de l’album de l’année aux Octaves de la musique, le Gala de l’Adisq version belge, qui récompensent le travail des artistes de la Communauté française Wallonie-Bruxelles.  Il a également été certifié or. L’album primé est disponible au Québec depuis le 23 octobre sous l’étiquette Go-Musique.

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