On se met le monde ADO avec Nabila Ben Youssef et Jean-Marie Corbeil

Un vent de jeunesse s’est emparé de la Cinquième Salle de la place des arts le 14 juillet. Huit adolescents se sont succédé sur scène sous le parrainage des humoristes Nabila Ben Youssef et Jean-Marie Corbeil. On se met le monde ADO a été l’occasion pour ces garçons et ces filles de prouver leurs talents d’humoristes dans le cadre du Festival Juste pour rire.

On se met le monde ADO-Nabila Ben YoussefSous l’égide de Nabila et Jean-Marie, la relève québécoise a su se faire remarquer. Âgés de 15 à 18 ans, les heureux élus ont proposé leur vision de l’adolescence à une salle malheureusement à moitié vide.

Amis et familles se sont pressés aux portes de la Cinquième Salle. Les appareils photo en main, les spectateurs guettaient le passage de celui ou de celle qu’ils attendaient tant.

Émile Bilodeau a été la révélation de la soirée. Deuxième dans l’ordre de passage, il a mis la barre très haute laissant ses comparses à la traîne. Les humoristes de la scène québécoise n’ont qu’à bien se tenir, le jeune homme a tout d’un grand. Gageons que sa prestation lors de cette soirée lui ouvrira de nombreuses portes.

On se met le monde ADO-Nabila Ben Youssef2Cédric Delisle, qui a eu la lourde tâche d’ouvrir le bal, Guillaume Roy-Grondin, François-Luc Saint-Gelais, Philippe Toulouse, seul magicien de la soirée et Nicolas Bellemare se sont montrés à la hauteur de l’exercice. Leurs univers respectifs ont su toucher le public qui n’en a pas manqué une miette.

Les seules filles de la soirée, Maude Lachance et Bénédicte Nadeau ont quant à elle eu plus de difficulté à entrer dans le bain. Entre trous de mémoire, problème d’élocution et une gêne apparente les deux représentantes de la gente féminine n’ont pas eu la chance de briller de mille feux.

Bénédicte aura au moins eu le mérite de s’attaquer à un succès très lourd, le racisme. Malgré son jeune âge, elle a su mettre en exergue la stupidité de ceux qui se laissent prendre dans les roues de la haine de l’autre. Comme elle l’a si bien souligné, la communauté québécoise est métissée.

Un métissage qui n’a malheureusement pas été représenté sur la scène de la Cinquième Salle. Nabila Ben Youssef aura en effet été la seule touche ethnique de la soirée.

«Nous avons annoncé les inscriptions en août 2012 dans les journaux et maison de jeunes de Longueuil jusqu’à Richelieu», a fait savoir Pierre Sévigny , concepteur, auteur, script-éditeur, motivateur et mentor des jeunes, qui a élaboré et mené bénévolement sur une période de 10 mois les jeunes jusqu’à la Place des arts. Ce dernier a précisé que personne des communautés culturelles ne s’était inscrit à l’atelier offert gratuitement.

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