The Forgotten Kingdom du réalisateur américain Andrew Mudge

The Forgotten Kingdom, premier long-métrage du réalisateur américain Andrew Mudge a été projeté au Cinéma du Parc à Montréal. Se déroulant au Lesotho, pays dont Andrew Mudge se dit littéralement amoureux, ce long-métrage narre une histoire d’amour ainsi qu’une relation fraternelle inattendue menant aux quatre coins du territoire africain.

Atang Mokoenya (interprété par Zenzo Ngqobe), habitant d’un quartier de Johannesburg, doit quitter ses amis et son quotidien pour retourner dans son pays natal, le Lesotho, afin d’y faire enterrer père, mort dans la plus grande indifférence.

Forgotten KingdomDéraciné très jeune de son village, Atang doit faire face à toute la communauté, véritable reflet d’une enfance dont il ne lui reste que quelques souvenirs. Alors qu’il ne souhaite qu’une seule chose, retourner en Afrique du Sud, Atang rencontre Dinéo (interprétée par Nozipho Nkelemba), une jeune femme avec qui il allait à l’école.

Alors qu’entre eux s’amorcent les prémisses d’un amour réciproque, Dinéo est forcée de quitter le village avec son père et sa sœur atteinte du SIDA. Atang, aidé d’un orphelin (interprété par Lebohang Ntsane) au caractère bien trempé, décide de rejoindre Dinéo au risque de s’éloigner définitivement de ses désirs de retour urbain.

Pour une première œuvre cinématographique, Andrew Mudge réalise un film d’une très grande beauté, capturant avec fidélité la folie de la ville et la plénitude des campagnes. À travers le regard d’Atang se juxtapose le regard d’un spectateur vierge d’images (re)découvrant les routes sablonneuses, les herbes hautes et les soleils couchants.

Lors d’un échange passionné avec le public, le réalisateur dévoile par ailleurs sa volonté sincère de mettre en avant le Lesotho, en exposant à l’écran les plus beaux paysages du pays. Ainsi, il confie n’avoir pas hésité à parcourir plus de huit heures de route avec la totalité de son équipe pour capturer falaises et cascades qui dessinent le relief de ce territoire encore trop méconnu à son goût.

Mais bien plus qu’un simple film à la photographie splendide, The Forgotten Kingdom séduit par la complexité de son propos, exposant de manière limpide sans forcément simplifier et caricaturer, les subtilités culturelles et les mœurs des habitants. Andrew Mudge convint définitivement en démontrant par son scénario qu’il a su comprendre le pays qu’il l’a accueilli à bras ouverts.

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