Marie Darrieussecq décroche le prix Médicis

Le prix Médicis 2013 a été attribué ce mardi 12 novembre 2013 à l’auteure Marie Darrieussecq pour son roman Il faut beaucoup aimer les hommes, un ouvrage dans lequel elle aborde la délicate relation passionnelle entre une Française, blanche, et un Africain, noir.

Marie-Darrieussecq-Medicis2Présidé par l’écrivain Anne F. Garréta, lauréate du prix Médicis en 2002 pour Pas un jour, le jury de ce prix qui couronne un ouvrage d’un nouvel auteur ou d’un écrivain qui n’a pas encore de notoriété a préféré cette année Marie Darrieussecq, et ce, dès le premier tour du scrutin.

Publié chez P.O.L, son roman de 320 pages, Il faut beaucoup aimer les hommes, a été préféré à ceux de Philippe Vasset (La Conjuration), de Céline Minard (Faillir être flingué) et de Frédéric Verger (Arden).

Née le 3 janvier 1969 au Pays Basque,  Marie Darrieussecq est écrivain, psychanalyste et vit plutôt à Paris. Elle est l’auteur de Clèves, Rapport de police et la Musée de la mer. Sa nouvelle La Randonneuse avait été distinguée en 198 8par le prix du jeune écrivain de la langue française.

Il-faut-beaucoup-aimerDans son roman Il faut beaucoup aimer les hommes publié à la rentrée, et qui apparaissait dans la première sélection du Goncourt, Solange, le personnage qu’elle avait utilisé dans Clèves reprend du service. Elle rencontre Kouhouesso, camerounais d’origine, canadien d’adoption et c’est ainsi que…….

Le titre de ce 14e roman de Marie Darrieussecq est un clin d’œil à une phrase célèbre de Marguerite Duras : «il faut beaucoup aimer les Hommes. Beaucoup, beaucoup. Beaucoup les aimer pour les aimer. Sans cela, ce n’est pas possible, on ne peut pas les supporter.»

Marie-Darrieussecq«Une femme rencontre un homme. Coup de foudre. Il se trouve que l’homme est noir. « C’est quoi, un Noir ? Et d’abord, c’est de quelle couleur ? » La question que pose Jean Genet dans Les Nègres, cette femme va y être confrontée comme par surprise. Et c’est quoi, l’Afrique ? Elle essaie de se renseigner. Elle lit, elle pose des questions.»

Par ailleurs, le prix Medicis du roman étranger a été décerné à Toine Heijmans, pour En mer, traduit du néerlandais par Danielle Losman et paru aux Éditions Christian Bourgois, tandis que le prix Medicis de l’essai a été décerné à Svetlana Alexievitch et son ouvrage La fin de l’homme rouge, traduit du russe par Sophie Benech et paru aux Éditions Actes-Sud.

En 2012, le prix Médicis du roman français 2012 avait été décerné à Emmanuelle Pireyre pour Féérie générale paru aux Editions de l’Olivier, et celui du roman étranger à Avraham B. Yehoshua, pour Rétrospective (Grasset), traduit de l’hébreu par Jean-Louis Allouche.

Le jury du Médicis est composé d’Anne F. Garréta (présidente pour 2013 et 2014), Christine de Rivoyre, Anne Wiazemsky, Dominique Fernandez de l’Académie française, Patrick Grainville, Michel Braudeau, Frédéric Mitterrand, Emmanuèle Bernheim, Alain Veinstein.

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