Ben Decca fête ses 30 ans de carrière à Montréal

À l’occasion de ses 30 ans de carrière, le chanteur camerounais Ben Decca présentera quelques une de ses meilleures compositions, le 22 février, au Cabaret du Mile End, à Montréal.

Ben-Decca-30ansConsidéré dans son pays comme l’un des plus aimés de tous les chanteurs camerounais de sa génération, Ben Decca n’a pas cessé de propager sa bonne humeur et sa musique depuis près de 30 ans.

Depuis ses débuts aux côtés de Joe Mboule, l’homme a la «voix de Rossignol» est devenu au fil des temps l’une des icônes du Makossa, un peu comme un phoenix qui renait toujours de ses cendres.

Originaire de Deido, tout comme Nelle Eyoum, considéré comme l’un des pionniers du Makossa, Ben Decca vit entre son pays natal et la France. C’est d’ailleurs en Hexagone qu’il enregistre ses premières chansons, alors qu’il est encore étudiant.

«Mon père l’a pris très mal, explique-t-il sur son site internet. Avec le temps, il a finalement accepté ma carrière [en me promettant] de  ne plus cacher des choses sur ma vie.»

Sur ces trente ans de métier, il dit avoir un «sentiment d’inachevé». «Je me vois avec un œil un peu critique, a-t-il indiqué en entrevue, à l’émission Rythmes d’Afrique de CIBL Radio-Montréal. Je me dis peut-être que j’aurais faire plus.»

Pourtant le plus expérimenté de la fratrie Decca (Grace, Dora et Isaac sont aussi dans le métier) reste l’un des plus ardents défenseurs de ce genre musical. «Le makossa est une musique bantoue, explique-t-il. Pour moi, c’est la mère du soukous, du coupé décalé, même l’azonto, c’est le makossa.»

À Montréal, pour son concert live (assez rare pour que ce soit souligné), il est accompagné par le guitariste Bobby James Nguimè (à l’origine des Testaments du Makossa) et un ensemble musical formé de Montréalais, dirigé par le batteur Abena Atangana.

Peu avant son spectacle, Ben Decca a revélé la sortie prochaine d’une duo avec le chanteur camerounais Richard Bona.

Avec une vingtaine d’albums dans les bagages, dont ses tubes Amour à sens unique, Na sengui bobé, l’homme à la voix si particulière viendra certainement propager un peu de ses mélodies d’amour à Montréal. «J’aime bien voir des gens heureux en m’écoutant», souligne d’ailleurs le chanteur camerounais.

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