L’Orchestre National de Barbès en direct de Barbès

L’Orchestre National de Barbès a célébré la sortie de son nouvel album, Dame de Cœur, de la manière qu’il affectionne le plus : la scène. Et pas n’importe laquelle, celle de chez lui, à Barbès. Touki Montréal y était.

PARIS, le 22 mars 2014.

Le rire, c’est leur carburant. On le savait déjà. Après les avoir vus embraser les scènes de Montréal et Londres, c’est à Paris, au cœur du très éclectique quartier de Barbès, que l’ONB revient en l’honneur de leur petit dernier, Dame de Cœur.

Un titre on ne peut mieux nommé car pas moins de six chanteuses sont présentes sur l’album, dont la Canadienne Tanya Michelle. Elles adoucissent le son punk-raï effréné dont le groupe est passé maitre.

ONB KamelC’est le troisième et dernier soir que l’ONB se présente au théâtre du Trianon. La salle est quasi comble. Sur les visages, on peut voir des vieux habitués comme des nouveaux venus. C’est sûr que l’Orchestre n’en est pas à sa première performance dans le coin. Autant dire qu’ils jouent à domicile.

Les onze musiciens débutent néanmoins sans prendre de risques. Ils lancent le bal avec plusieurs classiques (Poulina, Salam), histoire de faire monter l’ambiance. Et ça marche. Le public, maintenant gonflé à bloc, est prêt pour quelques nouveaux titres, le très ensoleillé Méditerranée en tête.

Apparaissent alors les dames de cœur. Plusieurs chanteuses se succèdent, dont l’emblématique Mauritanienne Malouma, suivie par la non moins engagée Semia Diar, figure prolifique de la nouvelle générations d’artistes algériens.

Avec l’aisance qu’on leur connaît, l’ONB jongle avec l’ensemble de la Méditerranée ; du récent Sidi Yahia-Bnet Paris au « dark album » Alik sans oublier les tubes qui ont lancé leur succès (Alaoui, Dor Biha).

Dix neuf ans de carrière et le groupe n’a pas pris une ride. Ils dansent, se déambulent, haranguent le public. En clair, ils s’amusent toujours autant sur scène. Et les fans sont insatiables. Ca saute de partout. Des youyous s’exclament à droite, à gauche. On aime.

Un petit rappel ? Bien sûr ! Au menu, Sympathy for the Devil des Rolling Stones, qui va non sans rappeler le lien entre le rock et le Maghreb. Puis une petite séance de guinguette avec La Rose, où les plus chanceux d’entre nous peuvent partager une valse avec leur partenaire.

ONB barAprès deux heures intenses de concert, alors que tout semble toucher à sa fin, le groupe quitte la scène par la grande porte, se frayant un chemin à travers le public. Inarrêtables, ils terminent en acoustique au bar, suivis par une foule qui en veut encore plus.

Mais c’est le moment de souffler et de prendre un repos mérité. Des soirées comme celle-là, on en redemande. Bravo l’ONB !

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