Aïssa Maïga recoit le prix Hommage du CIRTEF à Montréal

L’actrice Franco-malienne Aïssa Maïgas’est déplacée à Montréal pour recevoir le prix Hommage du Conseil international des Radios et télévisions d’expression françaises (CIRTEF), lors de la soirée d’ouverture de la 30e édition du Festival de cinéma Vues d’Afrique.

Vues-dAfrique-2014-ouverture-7La voix de la jeune Aya dans le film Aya de Yopougon adapté de la série du même nom a reçu son prix (prix Micheline Vaillancourt), le vendredi 25 avril, des mains de Guila Thiam, secrétaire général du CIRTEF, devant un public nombreux et enthousiaste, sur la scène du Cinéma Impérial, dans le Quartier des spectacles.

Acceptant avec beaucoup d’humilité, de plaisir et de gratitude ce prix, notamment comme un «encouragement au vu de son parcours déjà passé et [futur]», elle a énoncé un certain nombre de points communs entre elle et Vues d’Afrique.

«Nous sommes trentenaires tous les deux. Nous sommes francophones, nous sommes africaines et  nous sommes cinéma. Et c’est parce que mon identité est plurielle, hybride, absolument métissée […] que je peux embrasser mon métier à travers des rôles aussi bien de franco-française, de parisienne ou d’Afrique, du village ou de ville.»

Aïssa Maïga a également voulu rendre hommage à son père, ancien journaliste, décédé il y a trois décennies. «C’est un grand journaliste, un homme puissant, un homme qui m’a donné énormément. Je voudrais aussi lui rendre hommage […] Merci papa», a-t-elle déclaré la gorge serrée, devant un public qui n’avait d’yeux que pour elle.

Enfant de la francophonie, Aïssa Maïga est née au Sénégal d’un père Malien et d’une mère sénégalo-gambienne. Elle a d’abord vécu à Dakar pendant les quatre premières années de sa vie avant de s’installer à Paris ou elle suivra plus tard des cours de théâtre.

Elle obtient un premier rôle au cinéma en 1997 dans Saraka Bo de Denis Amar, aux côtés d’Yvan Attal. Elle travaille avec des réalisateurs comme Michael Haneke (Code Inconnu, Caché) ou Claude Berri (L’un reste, l’autre part).

Aïssa crève l’écran grâce à son rôle dans Les Poupées russes de Cédric Klapisch, aux côtés de Romain Duris. En 2006, dans Bamako d’Abderrahmane Sissako, elle impressionne, au point d’être nommée aux César dans la catégorie meilleur espoir féminin.

Elle a même foulé les planches du Théâtre National de la Colline dans la pièce Les Grandes Personnes de Marie NDiaye, mise en scène par Christophe Perton.

Récemment, on l’a vu dans la comédie romantique Prêt à tout de Nicolas Cuche, avec Max Boubli, dans l’adaptation cinématographique de L’Écume des jours de Michel Gondry ou encore à l’affiche du film Aujourd’hui d’Alain Gomis (Lauréat de l’Étalon d’Or de Yennenga du Fespaco).

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Dorothy Rhau, Gisele Kayembe, Aïssa Maïga et Rachel Mwanza

«Aïssa est une comédienne qui s’impose en France non seulement dans des rôles «sur mesure», en tant qu’exotique de service, mais comme personnage en soi», a indiqué dans un communiqué Gérard Le Chêne, président-directeur général international de Vues d’Afrique International.

Peu avant le début de la soirée, elle révélait d’ailleurs à Touki Montréal ses impressions lorsqu’on a lui dit qu’elle allait recevoir un prix Hommage.

[audio:http://toukimontreal.com/actualites/wp-content/uploads/2014/04/Aissa-Maiga-Cirtef.mp3]

Sur Vues d’Afrique, «festival assez connu», l’actrice a dit en avoir entendu parler depuis de nombreuses années. Elle a d’ailleurs salué la belle programmation de la 30e édition.

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