Tant qu’il pleut en Amérique, de Frédéric Baillif

Tant qu’il pleut en Amérique pose un regard nouveau sur l’Ethiopie d’aujourd’hui. Au cours de son périple, le cinéaste suisse Frédéric Baillif se laisse guider par ceux et celles qui font l’Éthiopie d’aujourd’hui, loin des préjugés bien souvent occidentaux.

Tant quil pleut en AmeriqueLe réalisateur Frédéric Baillif s’inspire dans ce long métrage d’un proverbe voulant incarner l’espoir et bien connu des Éthiopiens: « Tant qu’il pleut en Amérique, nous n’avons pas de soucis à nous faire. »

Passionné par les dires sur ce berceau de l’humanité, le cinéaste nous emmène à la rencontre de différentes personnes qui font l’Éthiopie d’aujourd’hui: Bruckty, qui anime ses marionnettes, Mimi venue de Cuba, son pays d’adoption, pour retrouver sa mère, Samy, le patron, préoccupé par le commerce équitable, le Professeur Mesfin, un dissident en résidence surveillée. Le cinéaste se laisse alors guider par la petite Aïcha dans les ruelles d’Harar, puis par Desmond qui l’entraîne dans les terres offertes aux Rastas.

Il y découvre une Éthiopie compliquée, par moment touchée par la misère, mais vivante et dynamique voulant tendre le plus possible vers un renouveau économique, social et culturel.

Accompagné par la voix de Carlos Leal, le film raconte ces rencontres inattendues, drôles ou touchantes. Des discours et témoignages qui tentent d’expliquer la situation actuelle du pays ainsi que l’attachement que l’on peut avoir pour lui.

«Quand je pose les pieds en Éthiopie pour la première fois je suis stupéfait. Aucun enfant tout maigre sur un sol craquelé par le soleil. Au lieu de ça, un gigantesque chantier à perte de vue: Addis Abeba, La nouvelle Fleur.» s’étonne le cinéaste au tout début de son périple.

Tant qu’il pleut en Amérique est avant tout l’histoire d’hommes et de femmes issus de ce pays qui, malgré les dires, se développe à son rythme, lentement mais sûrement. Un pays n’est pas uniquement synonyme de famine et pauvreté, mais qui peut rimer avec diversité, initiatives et projets.

Peut-être bien, une Éthiopie qui donnerait le goût à plusieurs personnes de quitter l’Amérique pour vivre dans une tout autre réalité et évoluer… en toute simplicité.

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