Une vie pigmentée, une question de couleur de Vic Sarin

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La pigmentation de la peau est au centre de nos vies. Ce simple constat a poussé le réalisateur Vic Sarin à interroger le spectateur sur l’importance accordée à la couleur de nos peaux dans son long métrage Une vie pigmentée, une question de couleur, produit par l’Office national du film (ONF).

Le réalisateur et directeur photo Vic Sarin s’interroge sur l’importance accordée dans les sociétés à la couleur de la peau. Originaire du Cachemire et fier papa, il choisit de réaliser ce documentaire pour trouver une réponse à son questionnement identitaire personnel.

Une vie pigmentée, une question de couleurIl décide alors de prendre une caméra et parcourir plusieurs pays pour trouver une réponse à son questionnement : la pigmentation de la peau est-elle si importante dans nos sociétés?

Il comprend alors, à travers ses différentes rencontres, que tous les continents (Afrique, Caraïbe, Amérique du Sud et Asie) sont concernés par le colorisme et les discriminations intra-ethniques basées sur les nuances de la couleur de peau.

Spectateur de cette enquête menée à travers plusieurs pays, Vic Sarin livre des témoignages bouleversants de personnes victimes du colorisme et de tous les stéréotypes qui y sont associés.

Ce long-métrage révèle à quel point l’être humain est cynique et mal pensant face aux personnes de couleur «trop blanche» ou «trop noire». Comme s’il existait, finalement, une norme de beauté liée à la couleur de peau acceptable.

Par acceptable, il faut comprendre «blanc» ou «noir» dépendamment des pays concernés. Par exemple, la couleur noire est associée aux Philippines à la «pauvreté» alors qu’en Tanzanie, certains sorciers recherchent des enfants albinos pour leurs potions magiques.

Vic Sarin interroge des personnalités en lien direct avec cette problématique : de l’entrepreneure philippine qui a basé son entreprise sur l’industrie milliardaire du blanchiment de la peau au balayeur de rue noir de Rio de Janeiro, au Brésil en passant par le directeur d’une école de Tanzanie qui aide les enfants albinos à avoir une vie normale dans un pays où certaines croyances persistent à commettre des meurtres impunis.

Une vie pigmentée est un documentaire choc et triste en même temps. Soixante dix minutes de discours préconçus et de stéréotypes persistants, malgré les années qui passent, qui ne sont pas uniquement la conséquence de pouvoirs politiques en place, mais bel et bien à la méconnaissance, à l’ignorance et aux jugements que l’on peut tous avoir envers les uns… comme les autres.

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