Au nord-est d’Arzew, une enfance algérienne, d’Alain Bonet

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L’auteur Alain Bonet se consacre à l’écriture depuis qu’il est à la retraite. Son enfance est parsemée de souvenirs liés à l’Algérie et à la France. Dans Au nord-est d’Arzew, une enfance algérienne, publié chez Steinkis, il offre une bande dessinée de souvenirs et de rencontres liée à cette Algérie des années cinquante.

Au nord-est-ArzewAlain BonetPied-noir de troisième génération, Alain Bonnet choisit la bande dessinée pour raconter l’Histoire à travers les yeux d’enfants. Ses dessins sont réalisés par Paco Sales et Carlos Maiques. Ces yeux d’enfants, ce sont ceux de Paul, Bachir et Pierre. Le premier est juif, le second, musulman et le dernier, chrétien.

Tous les trois sont amis et vivent dans l’Algérie des années cinquante, avant la période de décolonisation et de ce qui a longtemps été appelé les «évènements».

«Les enfants n’entendent rien aux conflits ni à la politique (…) Comment imaginer que les lieux qui imprègnent, qui bercent notre vie, qui nous couvrent et nous protègent pourrait un jour disparaître?» questionne l’auteur aux premières pages.

Ces questionnements sont incarnés par les histoires de ces personnages, ces enfants, qui sont nés ou sont arrivés très jeunes en Algérie et qui, malgré eux, subissent l’Histoire, observent les chicanes entre adultes et finissent par se rendre compte de toute la complexité de la guerre l’Algérie.

Au nord-est d’Arzew, une enfance algérienne, c’est l’histoire d’amitiés entre les religions et d’étés passés au bord de la mer, entre les grillades et les campings improvisés. Des dessins qui révèlent la joie et la soif de vivre jusqu’au jour où tout bascule avec l’arrivée de la guerre ponctuée par ce désir de survivre et d’exister.

C’est aussi l’histoire de l’identité et de l’appartenance culturelle et/ou religieuse. L’auteur renvoie le lecteur à des questionnements, parfois personnels et enfouis sur la double culture et religion.

Quant à Pierre, Paul et Bachir, ils nous font comprendre que l’amitié est parfois parsemée de difficultés, mais qu’une enfance dans un pays aimé et chéri en vaut bien la peine.

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