SuperAfricain de Sila

Fort d’un premier album bien reçu, l’auteur-compositeur-interprète Sila revient avec SuperAfricain, un projet de BD et un nouvel opus tout aussi promis à un bel avenir si l’on en juge par la qualité des pièces.

Sila-SuperAfricanComposé de 12 titres, l’album sorti chez l’étiquette Visila Records est truffé des styles de musique qui ont accompagné l’enfance de l’artiste américain, originaire du Kenya.

L’opus de Sila, véritablement solo, propose des espèces de mélanges énergiques d’Afropop, de funk, de R&B, ainsi que de soul. L’album, qui «se veut un regard sur la musique noire américaine à travers le regard d’un expatrié africain» a été enregistré avec 27 musiciens par Peter Jensen, à San Francisco.

«Être reconnu au niveau national m’a poussé à travailler très fort sur SuperAfrican.  Je me devais d’être à la hauteur de cet honneur.  L’album précédent était une collaboration avec le Afrofunk Experience, mais cette fois, il s’agit véritablement d’une oeuvre solo.»

Pendant son enfance, Victor Sila Mutungi se laissait abreuver par les sons de James Brown, Miles Davis, Bob Marley, Otis Redding, Michael Jackson, Prince, et Jimi Hendrix. «La radio locale, elle, faisait jouer Miriam Makeba, Angélique Kidjo et Fela Kuti», souligne-t-il.

Sila-SuperAfrican-01Quelques décennies plus tard, la musique de celui qu’on appelle «le James Brown Africain» reflète cet héritage melting-pot. En écoutant notamment les pièces Walk Away, I Want It All, Dancefloor et même la pièce titre SuperAfricain, l’auditeur s’en rendra vite compte.

«Être reconnu au niveau national m’a poussé à travailler très fort sur SuperAfrican», dit celui qui a remporté le Outstanding World Music Album aux NAACP Image Awards (National Association for the Advancement of Colored People).

Enregistré avec le Afrofunk Experience, le précédent album de Sila, Black President, était tout aussi composite et comme dans le suivant,  les chansons défilent sans forcement de cohérence thématique. N’empêche, les deux opus s’écoutent très bien. Et pour peu qu’on arrive à fermer les yeux, peut-être qu’on se laissera emporter dans un décor des années fastes de cette musique noire américaine.

Il faut le souligner, ce travail est aussi  “le regard d’un expatrié africain qui aspire au rêve américain, tout en racontant son expérience dans sa terre d’accueil et qui s’adapte à sa nouvelle culture, sans pour autant perdre son identité d’origine”. Mission réussie ? À vous d’en juger.

Par ailleurs, Sila a également lancé en marge de cet opus, un album de BD dans le lequel il met en scène, un héros pas comme les autres et au nom évocateur…SuperAfrican!

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