Les pieds-noirs à la mer de Fred Neidhardt

pieds-noirs-Fred NeidhardtPublié chez Marabout, l’album Les pieds-noirs à la mer de Fred Neidhardt raconte les histoires d’une famille de pied-noir installée en France et qui a été profondément marqué par le passé au point de ne plus entrevoir l’avenir.

Dans cet ouvrage de 110 pages,  il est question des blessures profondes causées par la question algérienne. L’auteur se place du côté de ceux qui ont dû partir. L’œuvre est autobiographique. Tout comme Fred Neidhardt, le personnage principal Daniel (qui «n’est pas un héros») a connu ses grands-parents à l’âge de 19 ans.

Dès les premières pages de la BD, les lecteurs découvriront pourquoi le jeune va se retrouver à Marseille, la cité phocéenne. Mais là n’est pas le propos.

Il est plutôt question de discrimination, de haine, de la difficulté de s’adapter dans un pays, une ville et une façon de faire qui n’est pas la sienne. Dans tous les cas, les clichés transcendent les générations. Mais avec cet album, l’auteur tente d’expliquer les racines de certaines d’entre elles. Il tend d’ailleurs à démontrer que haine et amour ne font pas forcement chambre à part.

Pour atténuer la dureté du propos, et de la réalité (d’hier à aujourd’hui) Fred Neidhardt a eu la bonne idée de donner à ces personnages des corps d’humains et des têtes d’animaux. Question peut-être de rappeler qu’à la fin, l’Homme, Arabe, Juif, Noir n’est qu’un animal parmi tant d’autres.

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