Feu pour feu de Carole Zalberg rafle le Prix Littérature-monde

Le roman Feu pour feu de Carole Zalberg (Actes Sud) a remporté le Prix Littérature-monde, décerné par l’association Étonnants Voyageurs et l’Agence Française de Développement.

Feu pour feu de Carole ZalbergTout comme l’autre gagnant (Dans le grand cercle du monde de Joseph Boyden, prix Littérature-monde étranger), Carole Zalberg recevra son prix, le 7 juin au Café littéraire du festival Saint-Malo Étonnants Voyageurs (7-9 juin 2014).

Les prix, décernés aux écrivains ayant publié en France dans les douze mois précédents, ont pour objectif d’affirmer «l’urgence d’une littérature soucieuse de «dire le monde», de se frotter à lui pour en capter le souffle, les énergies – autrement dit, d’une littérature libérée des idéologies qui jusqu’alors prétendaient la régenter».

Le jury du prix Littérature-monde était composé de Paule Constant, Ananda Devi, Nancy Huston, Dany Laferrière, Michel Le Bris, Atiq Rahimi, Jean Rouaud et Boualem Sansal.

«[Il s’agit de] deux œuvres qui parlent du monde et qui parlent au monde avec une même puissance, l’une dans une concision ciselée et l’autre avec une ampleur maîtrisée», a précisé Ananda Devi, présidente du jury.

Carole Zalberg est romancière, auteure notamment de Mort et vie de Lili Riviera (2005) et Chez eux (2004), publiés aux éditions Phébus, et de La Mère horizontale (2008) et Et qu’on m’emporte (2009), parus chez Albin Michel. Avec Le Jour où Lania est partie (Nathan Poche, 2008), elle a gagné le Grand Prix SGDL du Livre Jeunesse.

«Le récit d’exil d’un père et de sa fille, dont les deux voix, mues par une énergie d’entrailles et tissées sur le fil du rasoir, disent l’abîme qui les sépare : la rage urbaine de la jeune Adama face au mutisme résigné de son père, qui voit, comme une malédiction, la mort arriver par la main de sa fille inculpée pour un incendie dans la cité.»

Feu pour feu (Actes Sud)

Par ailleurs, le jury a également tenu à souligner le «remarquable premier roman» de No Violet Bulawayao.

«Ce jeune auteur originaire du Zimbabwe nous fait vivre un pays en délitement à travers le regard d’une petite fille, Chérie. Dans une langue maîtrisée et inventive, où le tragique du quotidien se mêle à l’absurde, NoViolet Bulawayo nous livre une réflexion qui dépasse les frontières de son pays pour nous entraîner sur la route de l’exil et du déracinement.»

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