La vie pure de Jérémy Banster au FFM 2014

Le long métrage La vie pure, réalisé par Jérémy Banster, a été présenté au Festival des Films du Monde, pour sa première mondiale. Le film est un touchant hommage de 93 minutes à Raymond Maufrais, journaliste disparu dans la forêt amazonienne dans les années 1950.

La-vie-pureRaymond Maufrais (interprété par Stany Coppet) était un journaliste et explorateur fougueux et rêveur.

Son rêve le plus fou lui a coûté la vie tout en lui faisant toucher du doigt cette vie pure qu’il recherchait. Il aura tout fait pour tenter de le concrétiser: atteindre les monts Tumuc-Humac, cette chaîne de montagnes située sur le plateau des Guyanes, frontière entre le Brésil, le Surinam et la Guyane française.

Dans le film, c’est le père, Edgar Maufrais, qui part à la recherche de son fils perdu en forêt depuis plusieurs mois. Un stratagème cinématographique qui pousse le spectateur à vivre l’expérience jusqu’au bout… à toucher des yeux cette recherche de « la vie pure » et à ressentir la détresse que des parents peuvent ressentir face à la perte d’un enfant.

Dans les années 1950, en pleine forêt amazonienne, les chances de survies pour une telle aventure étaient réduites par les possibilités de contracter des maladies comme la fièvre jaune ou la dingue, de rencontrer des orpailleurs assoiffés d’or ou encore de se retrouver face aux peuples et communautés peuplant les rives du fleuve. S’ajoute à cela les rencontres avec les animaux de la forêt amazonienne, la faim, la soif et surtout le risque omniprésent de se perdre.

La vie pure, en plus d’être le nom du premier long métrage de Jérémy Banster, est extrait du véritable journal de bord de Raymond Maufrais. Ce journal a été retrouvé dans les années 50 par un chef coutumier autochtone qui l’a de suite envoyé aux autorités de l’époque. L’histoire de Raymond Maufrais a été publiée par sa propre famille et fait désormais partie de l’histoire de la Guyane.

La-vie-pure.-2-jpgCe long métrage est un bel hommage à l’Amazonie, tant sur ses multiples beautés et rencontres que l’on peut y faire, mais aussi sur les difficultés à y survivre, seul, lorsqu’elle nous est inconnue.

L’équipe du film a su recréer à sa manière le contexte historique de l’époque en imaginant ce que Raymond Maufrais avait pu vivre. Un projet qui reste jusqu’à la dernière minute respectueux de la forêt amazonienne et des communautés qui vivent en Guyane, encore aujourd’hui.

À noter que certains des personnages du film sont les descendants des réelles personnes qui ont croisé la route du véritable Raymond Maufrais.

Cet aventurier téméraire et têtu qui avait reçu de nombreux avertissements sur les dangers de son expédition et qui aura tout tenté pour vivre une vie pure… quitte à mourir.

AUCUN COMMENTAIRE

LAISSER UN COMMENTAIRE