Beti et Amare d’Andy Siege

Tourné en Éthiopie avec un budget dérisoire de 40 000 $, le film Beti et Amare du réalisateur allemand Andy Siege a été présenté à Montréal, dans le cadre du Festival des Films du monde.

Le film de 94 min parle de la vie d’une jeune éthiopienne nommée Beti. Cette jeune femme vit chez son grand-père, dans le sud du pays, pour échapper aux troupes de Bénito Mussolini. Elle va voir sa vie bouleversée par Amare, ovni tombé du ciel.

Beti-et-amareCe film émouvant montre les vies douloureuses que peuvent ressentir les femmes dans leur quotidien.

Beti a une vie très routinière puisque sa seule activité est d’aller chercher de l’eau à pied au bout de plusieurs heures de marche.

Lors d’un voyage, elle rencontre trois jeunes miliciens éthiopiens, très entreprenants, qui lui font comprendre qu’elle devrait répondre favorablement aux avances du chef.

Alors qu’elle les recroise, une deuxième fois, un astéroïde s’écrase près d’eux avec à son bord un jeune homme qu’elle décide de baptiser Amare. Elle va l’apprivoiser.

À travers ce long métrage qui lui a pris plus de deux ans à réaliser et à monter, Andy Siege veut faire ressortir la solitude et l’inquiétude d’une jeune femme.

BETI-AND-AMARELe dénouement du film est prévisible, mais ce qu’il faut retenir du message proposé par le cinéaste allemand est la volonté de montrer une échappatoire à une vie pour les femmes qui n’est vraiment pas des plus faciles.

Beti et Amare n’est pas un film sur la guerre ou la relation tumultueuse que peuvent entretenir les militaires ou les miliciens dans un pays en temps de guerre. Ce qui est mis en avant par Andy Siege est l’évasion par l’amour que ressent la jeune Beti.

L’ambiguïté du film est de se demander si Amare est bien réel et n’est pas le fruit de l’imagination de la jeune Éthiopienne. Un rêve pour qu’elle puisse s’échapper de son quotidien, toujours dans l’inquiétude de se faire agresser.

Beti et Amare est un film où l’amour est la solution pour que toutes les relations qu’elles soient humaines ou non, puissent donner une espérance même aux plus nantis. Bien que lent, ce long métrage est symptomatique d’une envie par le réalisateur de montrer que les plus belles histoires sont celles qui sont les plus improbables.

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