Exterminez-moi toutes ces brutes, tome 2 de « La Colonne » de Dumontheuil et Dabitch

Fort d’un premier tome réussi, les auteurs Nicolas Dumontheuil et Christophe Dabitch ont refermé la page de la série La colonne (Futuropolis) avec le deuxième et dernier épisode, Exterminez-moi toutes ces brutes, moins puissant que le premier, mais tout aussi véridiques.

Toujours chez Futuropolis, les auteurs poursuivent les aventures des deux officiers Boulet et Lemoine – dans la vraie vie Voulet et Chamoine – et leur colonne qui va tyranniser les populations d’une partie de l’Afrique située aujourd’hui entre le Sénégal et le Tchad.

LA_COLONNE_T2_Dumontheuil-Dabitch«Basée sur des faits authentiques, La Colonne raconte l’ultime expédition française au Tchad en 1899, qui se distinguera par des massacres perpétrés tout au long de son parcours»

Le tirailleur Souley et son esprit tiennent toujours une place centrale dans ce récit basé sur des faits historiques.

Le livre commence ou avait fini le premier, dans l’horreur de la barbarie. La qualité des dessins n’a pas changé, tout comme le ton du scénario.

La mission «Afrique Centrale-Tchad», qui a pour but d’atteindre le Tchad par l’ouest et le fleuve Niger et par le fait même de parachever la conquête de l’empire français d’Afrique se transforme en boucherie orchestré par le duo Boulet-Lemoine.

Sans s’embarrasser de détail – violant, pendant, décapitant, exposant les têtes comme des trophées – la Colonne poursuit son expédition militaire. Tout va rondement jusqu’à la rencontre des troupes de la reine Sarraounia, reine magicienne du Niger.

S’enfonçant plus que jamais dans le mythe du surréel- en jouant notamment avec le personnage de cette reine aux « pouvoirs magiques »,  Dumontheuil et Dabitch font revivre aux lecteurs un pan peu glorieux de l’humanité.

Que faire quand on est officiers et qu’on décide de devenir paria ? Voulant devenir calife à la place du calife,  le vizir Boulet,bien que malade (dysenterie), ira jusqu’au bout de son funeste projet.

La tragédie remonte jusqu’à Paris et le colonel Arsène Klobb est envoyé aux pas des rebelles Boulet-Lemoine. Mais au bout d’une course-poursuite, le colonel va tomber sous le plomb des tirailleurs de la Colonne, ceux-là même qui finiront par régler ces comptes à Boulet,  devenu « un grand chef », « un chef noir ».

AUCUN COMMENTAIRE

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.